Bruxelles, 14/03/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, s'est dite « consternée », mercredi 13 mars, par les exécutions le jour même en Arabie Saoudite de sept jeunes hommes, tous âgés d'une vingtaine d'années, condamnés pour un vol à main armée alors que certains étaient mineurs. « L'UE a récemment lancé plusieurs appels urgents aux autorités saoudiennes, à différents niveaux, pour que les condamnations soient commuées », a rappelé Mme Ashton dans un communiqué. Soulignant la nature de l'infraction et l'âge des accusés, elle a dit « regretter sincèrement que l'occasion ait été perdue pour les autorités saoudiennes d'exercer leurs pouvoirs pour leur épargner la peine de mort ». Elle a rappelé l'opposition de l'UE à la peine capitale et son appel à un moratoire mondial.
Le groupe S&D au Parlement européen, qui avait appelé à l'arrêt de leur exécution dans une lettre à l'ambassadeur d'Arabie Saoudite à Bruxelles (EUROPE n° 10799), a « fermement condamné » ces exécutions dans une autre lettre. Au nom du groupe, Ana Gomes, Véronique de Keyser et Maria Muniz de Urquiza ont précisé avoir « appris avec désespoir » les exécutions. Elles ont également rappelé aux autorités saoudiennes leur obligation en vertu de la législation internationale « d'éviter toute forme de torture à des fins de confession supplémentaire ou d'acquisition de l'information dans la procédure judiciaire pénale et au-delà », alors que l'ONG Amnesty international dénonce les conditions d'obtention des aveux et de procès.
Les exécutions des jeunes hommes, initialement prévues le 5 mars, avaient été repoussées. Ces hommes, fusillés en place publique avaient été condamnés à mort en 2009 pour un vol à main armée commis en janvier 2006. L'Arabie saoudite a exécuté 76 personnes en 2012. (CG)