Bruxelles, 14/03/2013 (Agence Europe) - Les députés européens ont demandé à l'UE, le 13 mars, de ne pas accorder d'aide budgétaire aux autorités égyptiennes en l'absence de « progrès substantiels » en matière de respect des droits de l'homme et des libertés, de gouvernance démocratique et de primauté du droit. Dans leur résolution commune, ils prient ainsi la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères d'amener les autorités égyptiennes et le président Morsi à tenir leurs engagements dans ces domaines. Ils demandent aussi à Mme Ashton et à la Commission de « développer le principe 'plus pour plus' (more for more) », en se concentrant sur la société civile, les droits des femmes et les droits des minorités, « de manière plus cohérente et pratique, tenant compte de conditions et critères précis ». Le Parlement exhorte aussi l'Union et les États membres à faire des efforts significatifs pour faciliter le recouvrement des avoirs confisqués par l'ancien régime.
Les députés rappellent leur « plein appui à une coopération accrue UE-Égypte », qu'elle concerne les droits de l'homme, la mobilité, l'économie ou le commerce, encourageant ainsi le développement de la coopération économique entre l'UE et l'Égypte.
Dans sa résolution, le Parlement appelle aussi les autorités au respect des droits de l'homme et en particulier de la femme et des minorités, et aux réformes, à l'instauration d'un « processus politique ouvert à toutes les parties, fondé sur le consensus et l'appropriation commune, à travers un véritable dialogue national » inclusif et prient « l'ensemble des acteurs politiques de faire preuve de modération pour éviter de nouvelles violences ». (CG)