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Bulletin Quotidien Europe N° 10799
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) chypre

La voie se dégage pour un plan d'aide à Nicosie en mars

Bruxelles, 05/03/2013 (Agence Europe) - Lundi après-midi, lors de l'Eurogroupe, Michalis Sarris, ministre chypriote des Finances entré en fonction vendredi 1er mars, a rassuré ses partenaires sur « l'engagement (du gouvernement) de conclure un accord aussi vite que possible ». Pour ce faire, le gouvernement chypriote a accepté de se plier à la demande de ses partenaires et de se soumettre à un nouvel audit sur sa lutte contre le blanchiment d'argent. Selon M. Sarris, conformément à la demande chypriote (EUROPE n° 10798), cette évaluation ne sera pas menée exclusivement par une société privée. Le ministre a expliqué que Moneyval, le comité d'experts du Conseil de l'Europe, mènerait cet examen de concert avec des experts privés, sous l'égide de la Banque centrale chypriote. Et d'assurer que si des lacunes sont relevées, son gouvernement adoptera des mesures correctives. Il est prévu que les experts se mettent à l'ouvrage dès le 12 mars et concluent leur travail avant la fin du mois de mars. Pour rappel, la Commission européenne indiquait en février que cet audit constituait la condition préliminaire à l'octroi de l'aide financière (EUROPE n° 10786).

Lors de sa rencontre avec les Seize, M. Sarris a également mis un point d'honneur à lever l'ambiguïté qui pouvait régner autour de la mise à contribution potentielle des déposants dans le plan d'aide. « Nous ne pouvons d'aucune manière entretenir l'idée d'une quelconque décote sur n'importe quel type de dépôt », a-t-il déclaré, ajoutant que cela serait une « blessure auto-infligée ».

De son côté, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a à nouveau refusé d'écarter explicitement cette hypothèse, comme il l'avait fait lors de la conférence de presse précédente, en février (EUROPE n° 10784), se bornant à répondre que les éléments du plan de sauvetage ne seraient décidés qu'une fois que « les institutions reviendront avec une solution qui soit coopérative pour atteindre une réponse réalisable et viable pour Chypre ». De son côté, le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, a réitéré que ses services travaillaient en vue de trouver une solution qui « sauvegardera la stabilité financière et prendra en compte le besoin d'assurer la viabilité de la dette ». Durant le week-end, M. Rehn avait par ailleurs exclu la possibilité d'une implication des épargnants, lors d'une interview au Spiegel.

L'Eurogroupe espère toujours marquer un accord dans le courant du mois de mars, lors d'une réunion extraordinaire. M. Rehn a confirmé, mardi, le retour immédiat de la 'troïka' à Nicosie. (EL)

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