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Bulletin Quotidien Europe N° 10799
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) birmanie

L'UE veut accroître sa coopération avec le Myanmar

Bruxelles, 05/03/2013 (Agence Europe) - Les représentants de l'UE et le président birman, U Thein Sein, ont fait part, mardi 5 mars, de leur volonté d'accroître leur coopération, précisant que le pays aura besoin du soutien de la communauté internationale pour faire face aux défis qui l'attendent. « L'UE et le Myanmar tournent une page de leur relation. Nous voulons accroître notre collaboration avec le gouvernement et le peuple du Myanmar: plus de dialogue, davantage d'aide et une aide meilleure, plus de commerce et d'investissement et plus de contacts entre les peuples », a souligné le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, partageant le même avis que le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a souhaité une coopération plus approfondie entre son institution et le parlement birman.

Les présidents de la Commission et du Conseil ont annoncé la décision de l'UE d'étudier la faisabilité d'un accord bilatéral d'investissement. Ils ont rappelé que la Commission a proposé de rétablir le système de préférences généralisées au Myanmar. La Haute représentante, Catherine Ashton, et le commissaire à l'Industrie et aux Entreprises, Antonio Tajani, se rendront également en 2013 dans le pays « avec un soutien concret à la suite de la modernisation économique et politique dans le pays », a ajouté M. Barroso sans donner plus de détails mais celui-ci pourrait prendre la forme d'une task force (EUROPE n° 10781). L'UE va aussi travailler avec la Commission électorale au Myanmar à propos des élections de 2015.

Le président birman a souligné que son pays souhaite développer sa coopération avec les autres pays, « cependant nous n'avons pas le désir de devenir un pays dépendant de la communauté internationale, nous sommes un pays riche, avec des ressources naturelles ». Le pays, encore l'un des plus pauvres du monde, souhaite se relancer. Ainsi, la Birmanie a mis en place une nouvelle loi pour les investissements étrangers. Le président a aussi souhaité que les sanctions européennes ne soient pas seulement suspendues mais levées (EUROPE n° 10537).

Rappelant le rythme soutenu des reformes dans le pays, les présidents européens ont souligné l'importance de continuer les progrès en vue des élections de 2015 et sur l'amélioration générale des libertés fondamentales. Ils ont mis en avant le droits des minorités, la situation humanitaire dans les États de Kachin et Rakhine, ou encore la consolidation de la paix et la réconciliation nationale. Pour M. Schulz, la présidence par la Birmanie de l'ASEAN (l'Association des nations d'Asie du Sud-est) en 2014 et les élections en 2015 seront deux occasions importantes pour le pays de « montrer que son engagement pour une démocratie profonde est crédible ». (CG)

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