Bruxelles, 20/02/2013 (Agence Europe) - La situation des libertés individuelles et des droits politiques s'est dégradée dans le monde en 2012, pour la septième année consécutive, car il y a davantage de pays qui ont enregistré un recul de ces droits (28 sur 195) que de pays qui ont vu leur situation évoluer positivement (16), révèle un rapport de la Freedom House présenté au Parlement européen, mercredi 20 février.
La Freedom House considère que 43% de la population mondiale vit dans un des 90 pays « libres ». Si les États membres en font parties, ils doivent faire attention au sentiment nationaliste qui grandit, explique le rapport, soulignant aussi la répression lors de manifestations en Grèce, le scandale des écoutes téléphoniques au Royaume-Uni ou la situation politique en Roumanie.
58 pays sont « partiellement libres », avec un respect des droits limité. Enfin, 47 pays sont considérés comme « non libres », avec entre autres, en queue de classement, la Corée du Nord, le Soudan, l'Arabie Saoudite, la Syrie, la Somalie, la Chine ou Cuba.
La Libye, la Tunisie, l'Égypte, la Birmanie, ou la Côte d'Ivoire, ont le plus progressé en 2012 contrairement au Mali, à Madagascar, à l'Irak, au Bahreïn, ou à la Gambie.
Selon la Freedom House, 2012 a vu le « retour de la main de fer » en Russie (Vladimir Poutine), faisant de la région Eurasie une rivale du Moyen-Orient « comme une des régions les plus répressives du monde ». Le Kazakhstan, le Tadjikistan et l'Ukraine apparaissent comme moins libres qu'en 2011, et l'Azerbaïdjan, l'Ouzbékistan, le Turkménistan et le Belarus restent parmi les « États les plus répressifs du monde ». L'Arménie et la Géorgie ont fait des progrès.
Pour l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Afrique du nord, le rapport relève une combinaison « de gains et de déclins, un grand défi d'inconstance et une escalade inquiétante des conflits armés ». Il exprime ses préoccupations sur les risques pour les libertés individuelles en Turquie. Le rapport est disponible sur http://www.freedomhouse.org/reports. (CG)