Bruxelles, 07/01/2013 (Agence Europe) - Peu de professions ont été à l'abri, au cours du premier trimestre de l'année 2012, de la diminution générale des recrutements. Le chômage a continué de croître, mais il ne s'est pas réparti d'une manière homogène. Selon les dernières éditions de l'étude de l'Observatoire européen des postes vacants et du Bulletin européen sur la mobilité, publiées fin décembre, ce sont les professions dites « élémentaires » ou « peu qualifiées » qui ont été les plus touchées par la récession économique au sein de l'UE. Les personnes âgées (55-64 ans) ont eu le plus de mal à se faire embaucher.
Au cours du premier trimestre de 2012, comparé à celui de 2011, la demande de recrutement pour les artisans et commerçants a baissé de 12 %, pour les opérateurs et assembleurs de 7 % et pour les professions élémentaires de 13 %. Au contraire, les diplômés hautement qualifiés dans les secteurs des affaires, de la finance et de la santé sont toujours aussi demandés, avec une hausse affichée de 5 %. Cette catégorie spécifique de travailleurs reste toutefois minoritaire et leur attrait actuel ne permet pas de contrer la hausse générale du chômage, qui se traduit ainsi par une diminution annuelle pour les postes vacants (moins 7 %) dans les 27 Services publics d'emploi (SPE). C'est une tendance générale qui cache néanmoins de fortes disparités, comme l'attestent les exemples de la Slovaquie (baisse des notifications d'emplois vacants de 26 %) et de la Hongrie (hausse de 36 %).
Parmi les personnes ayant trouvé un emploi entre les premiers trimestres 2011 et 2012, seulement 6 % d'entre elles rentrent dans la catégorie des personnes âgées. De surcroît, cela concerne en grande majorité des emplois dans des professions élémentaires et moyennement qualifiées, comme des postes manuels dans la construction pour les hommes et dans le secteur des services (ménages, garderie, assistance) pour les femmes. (JK)