Bruxelles, 23/11/2012 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de la zone euro mettent les bouchées doubles afin de marquer, lundi 26 novembre, un accord sur la manière d'assurer la viabilité de la dette grecque. Ils devaient se réunir via téléconférence ce weekend afin de poursuivre les travaux menés au niveau technique par les experts du Groupe de l'euro.
Un compromis serait sur le point d'émerger entre les Européens et le FMI sur les questions liées au calendrier, a affirmé l'agence Reuters. Dans ce scénario, Athènes devrait réduire sa dette souveraine à 124 % du PIB en 2020. Soit une marge de quatre points de pourcentage par rapport à ce qui avait été décidé au printemps dernier lors du 2ème sauvetage financier (120 % en 2020) et sur lequel le FMI se montrait inflexible. Ayant déjà trouvé les financements permettant aux Grecs de ramener leur dette publique à 130 % du PIB d'ici à 2020, il resterait donc aux Dix-sept à trouver des mesures additionnelles au coût estimé de 10 milliards d'euros afin de ramener la dette à 124 % du PIB, selon le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras. Les solutions évoquées pour atteindre cet objectif seraient: - le rachat par Athènes de sa propre dette au tiers de sa valeur ; - une extension des maturités des prêts ; - un moratoire sur le versement des intérêts de la dette.
Lorsqu'un accord sera marqué, l'Eurozone décidera du versement d'une prochaine tranche d'aide de 44 milliards d'euros. À son arrivée jeudi au Sommet extraordinaire consacré au budget, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a réitéré que son pays avait « rempli sa part » du contrat, aux Européens et au FMI de faire de même. Un message transmis au Président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et au Président du Groupe de l'euro, Thomas Wieser, qu'il a rencontrés le même jour. L'Allemagne et la Finlande se sont montrées confiantes quant à l'issue de la réunion de l'Eurogroupe de ce lundi. (EL)