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Bulletin Quotidien Europe N° 10737
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) bce

Yves Mersch officiellement nommé au directoire

Bruxelles, 23/11/2012 (Agence Europe) - Le Conseil européen a officiellement approuvé, jeudi 22 novembre, à la majorité qualifiée, la candidature du gouverneur de la Banque centrale luxembourgeoise, Yves Mersch, au directoire de la Banque centrale européenne.

Les Vingt-sept passent outre l'avis de l'Espagne, qui avait bloqué la procédure écrite de nomination où l'unanimité était requise, espérant ainsi conserver un poste qu'elle occupait (EUROPE n° 10723). Jeudi, le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a été le seul dirigeant européen à voter contre cette nomination. Les présidents du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso, n'ont pas fait de déclaration spécifique, vendredi 23 novembre, à l'issue du Sommet extraordinaire consacré au budget (voir autre nouvelle). Le président français, François Hollande, a pris l'engagement que la France serait « attentive à la parité » dans les prochaines nominations européennes.

Le Conseil européen passe également outre l'avis du Parlement européen qui avait rejeté cette candidature non pas pour des questions de compétence mais de genre (EUROPE n° 10718). Le président du PE, l'Allemand Martin Schulz, avait pourtant critiqué son attitude lors de son discours prononcé à l'ouverture du Sommet extraordinaire: « Permettez-moi une dernière remarque au candidat au directoire de la BCE, Monsieur Yves Mersch, que vous nommerez probablement aujourd'hui. De l'avis du PE, c'était une grave erreur que de tenter de prendre une décision aussi importante par le biais d'une procédure écrite au cours d'un week-end prolongé. » Et d'ajouter: « À l'avenir, lors de la nomination à des postes clés, nous attendons de vous que vous respectiez le principe de l'équilibre des genres. »

Les libéraux furieux. Leur chef de file, le Belge Guy Verhofstadt, a dénoncé « un coup de force institutionnel ». Pour la Française Sylvie Goulard, en pointe sur ce dossier, « le Conseil européen a réussi à marquer trois buts contre l'Europe: il bafoue la légitimation démocratique, il ignore l'égalité hommes/femmes, il affaiblit la BCE ». La Britannique Sharon Bowles a estimé que la BCE avait désormais un membre au sein de sa plus haute instance ne disposant « pas de mandat démocratique ». « Les citoyens en Europe ont été stupéfaits de découvrir le manque de diversité des sexes à la BCE et au sein d'autres organisations européennes », a-t-elle considéré, convaincue que la décision du Conseil européen « discrédite » les travaux en cours visant à rendre le système de gouvernance économique en Europe plus légitime démocratiquement. Et de réitérer la demande du PE que soit mise au point « une feuille de route pour plus de diversité des sexes dans les banques centrales nationales ». (MB)

 

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