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Bulletin Quotidien Europe N° 10682
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) santÉ

Papillomavirus, taux de vaccination trop faibles selon l'ECDC

Bruxelles, 05/09/2012 (Agence Europe) - Dans un nouveau rapport publié le 5 septembre, le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies ECDC, à Stockholm, réitère son appel à la vaccination des jeunes filles contre le papillomavirus humain (HPV), responsable de la majorité des cas de cancers du col de l'utérus, le deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes. Ce rapport met à jour les recommandations formulées par l'agence dans le rapport de 2008, dans le cadre de la mise en œuvre de programmes de vaccination dans 19 pays européens (Autriche, Belgique, Danemark, France, Allemagne, Grèce, Islande, Irlande, Italie, Lettonie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Roumanie, Slovénie, Espagne, Suède, Royaume-Uni), et à la lumière des différentes études publiées au cours des quatre dernières années.

Les vaccins anti-HPV ont été introduits en Europe en 2006. Les essais et les observations disponibles ont mis en évidence une bonne sécurité quant à l'usage de ces vaccins et une efficacité contre les précurseurs du cancer du col de l'utérus. L'ECDC déplore toutefois un taux de vaccination « bien trop faible » dans la plupart des pays et une trop forte hétérogénéité selon les pays puisque les taux varient de 17% (Luxembourg) à 84% (Portugal). L'agence européenne recommande dès lors aux États membres de renforcer leurs campagnes de vaccination, avec l'appui de tous les acteurs concernés (autorités publiques, professionnels de la santé et entourage familial). Par contre, elle ne recommande plus la vaccination contre le papillomavirus pour les garçons. « Le fait d'inclure les garçons dans les programmes de vaccination ne serait pas satisfaisant sur un plan coût-efficacité », estime le directeur de l'ECDC, Marc Sprenger, qui recommande de cibler plutôt les actions à l'égard des filles, en particulier le groupe d'âge 10-14 ans. Enfin, alors que le centre européen recommandait en 2008 un schéma de vaccination comportant l'injection de trois doses, celles-ci peuvent être ramenées à deux selon le nouveau rapport. Une étude récente démontre en effet qu'il n'existait pas de différence significative en termes d'efficacité vaccinale lorsque deux doses étaient administrées souligne l'ECDC. Une recommandation qui, si elle était appliquée, pourrait permettre de sérieuses économies. (IL)

 

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