Bruxelles, 14/05/2012 (Agence Europe) - Les jeunes européens sont aujourd'hui confrontés à des défis sans précédents. Ils sont les premiers à être touchés par la crise économique et financière. En effet, le chômage des jeunes atteint des records dans plusieurs États membres, le taux de décrochage scolaire reste problématique et le taux de participation et de représentation des jeunes reste faible dans le processus démocratique et dans les sociétés dans lesquelles ils vivent.
Le Conseil a adopté vendredi 11 mai des conclusions intitulées « Renforcer le potentiel de création et d'innovation des jeunes » pour donner un nouvel élan à la politique jeunesse, en s'appuyant sur les résultats obtenus suite aux différentes initiatives lancées au cours de l'Année européenne de la créativité et de l'innovation de 2009. Dans ces conclusions, le Conseil suggère de mettre sur pied un groupe thématique auquel participeraient des experts désignés par les États membres et la Commission européenne en vue de recenser les compétences et aptitudes acquises par l'apprentissage non formel et informel propres à favoriser l'employabilité. Les conclusions appellent également les États membres à faire un meilleur usage des mesures prévues par le programme « Jeunesse en action » ainsi que du futur programme « Erasmus pour tous », qui inclura la politique jeunesse, dans la mesure où ce dernier est adopté dans le format envisagé actuellement.
Les ministres de la Jeunesse ont eu, par ailleurs, un débat public sur le thème « Permettre aux jeunes de libérer leur potentiel », sur base d'un document de réflexion de la présidence danoise. Les ministres étaient invités à présenter leurs propositions pour lutter contre le chômage des jeunes, en dehors du cadre strict de l'apprentissage formel. Ils ont également développé des idées pour mettre à profit les aptitudes acquises via le secteur de l'apprentissage non formel et informel, afin de stimuler la créativité et l'innovation chez les jeunes qui n'occupent pas un emploi et ne suivent ni un enseignement, ni une formation, et les empêcher de se retrouver en margé de la société. Les ministres ont souligné l'urgence d'agir pour donner de meilleures perspectives d'avenir aux jeunes et l'importance de trouver des solutions plus innovatrices. La situation est en effet plus que problématique: plus de 20% des 15-24 ans présents sur le marché du travail de l'UE sont sans emploi, c'est-à-dire plus de cinq millions de jeunes. De plus, 28% de ces jeunes sont des chômeurs de longue durée. La situation est très différente d'une région et d'un État membre à l'autre. Dans certains pays, le taux de chômage des jeunes atteint jusqu'à 50%. Pour rappel, le cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018) indiquait déjà la nécessité de tisser des liens plus étroits entre les actions menées dans le domaine de la jeunesse et dans d'autres domaines d'action pertinents, tels que l'éducation, l'emploi et la politique sociale. (IL)
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