Embellie pour les banques européennes au premier trimestre 2012. - Les banques européennes se portent mieux en Bourse depuis le début de l'année 2012. L'indice Dow Jones Stoxx a regagné 12,66% au premier trimestre, après avoir perdu 32,48% l'an dernier, subissant le contrecoup de l'aggravation de la crise de la dette en zone euro. Les mesures d'assainissement prises par les banques européennes en 2011 devraient permettre aux établissements européens de résister à la crise toujours en vigueur. En France, la crise grecque, qui a laissé une facture de plus de 13 milliards d'euros, a laissé des traces. En première ligne, la banque franco-belge Dexia a fait faillite. BNP Paribas arrive malgré tout à réaliser les plus importants bénéfices du secteur (+6,1 milliards d'euros). Le Crédit Agricole a, lui, été touché via sa filiale locale Emporiki. Hors Dexia et malgré la Grèce, les grandes banques françaises ont réussi a dégagé un bénéfice net total de plus de 14 milliards d'euros. Elles ont toutes entamé des plans de réduction de leurs expositions aux risques souverains et à leurs activités en dollars. Toutes ont annoncé des suppressions d'emplois (6 400 postes dans le monde). En Italie, les six premières banques ont cumulé en 2011 plus de 27 milliards d'euros de pertes. Des pertes qui sont dues plutôt à des dépréciations massives d'actifs, de l'ordre de 25 milliards d'euros, plutôt qu'à des créances douteuses, celles-ci étant globalement en recul par rapport à 2010. Moins chahutées que les autres en Bourse en 2011, les banques espagnoles sont par contre moins bien orientées depuis le début de l'année. Après un exercice 2011 marqué par la restructuration forcée des caisses d'épargne locales, l'Espagne est confrontée à une conjoncture économique très dégradée, aggravée par le dégonflement de la bulle immobilière. La consolidation du secteur bancaire est en plein essor, comme en témoigne le rachat de Banca Civica par Caixa Bank. Au Royaume-Uni, Barclay's et HSBC affichent une santé financière robuste, avec un bénéfice total de plus de 17 milliards. Par contre, Royal Bank of Scotland et Lloyds Banking Group, les deux banques reprises par l'État en 2008, restent en mauvaise posture avec une perte totale de 5,7 milliards d'euros en 2011. (IL)