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Bulletin Quotidien Europe N° 10599
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

UpM, constat sévère de plusieurs personnalités

Bruxelles, 20/04/2012 (Agence Europe) - À l'heure du premier tour des élections présidentielles en France, plusieurs personnalités - parmi lesquelles l'ancien chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos et l'eurodéputé Kader Arif (S&D, français) - dressent un constat sévère des premières années de l'Union pour la Méditerranée, voulue par le président français M. Sarkozy. « Lancée sans consultations préalables par Nicolas Sarkozy qui promettait le rapprochement des peuples autour de grands projets d'infrastructures, (l'UpM a) tout du gâchis d'une belle ambition. Il en a découlé une zizanie inutile entre Européens et la déstabilisation du Partenariat euroméditerranéen, cadre certes imparfait mais puissant et réformable de la coopération euro-méditerranéenne. De leur côté, les États sud-méditerranéens se sont vus imposer, de façon unilatérale, une nouvelle formule institutionnelle pour un projet qui se voulait paritaire », affirment-elles dans leur déclaration commune publiée vendredi 20 avril sur le site du Huffington Post. Elles regrettent le peu de place accordée à la Méditerranée dans la campagne présidentielle alors que, « à l'heure des révolutions arabes et de la crise de la zone euro », cette région représente « une partie de notre avenir ».

Ces personnalités appellent à une ambition renouvelée pour les relations euro-méditerranéennes: « Face à un tel gâchis, il faut dire clairement: non, les seuls projets d'infrastructures ne résolvent pas les conflits territoriaux ou politiques. Non, les relations entre l'Europe et les pays du sud de la Méditerranée ne peuvent se fonder sur les seuls objectifs de sécurité et de blocage de toute circulation des personnes alors que la richesse de demain naîtra des échanges. Non, une politique de voisinage ne peut se faire sans associer les sociétés civiles et la diversité de leurs acteurs, politiques, économiques, associatifs, culturels. Il est donc urgent d'engager une rupture avec les errements passés et de proposer une ambition renouvelée pour les relations euro-méditerranéennes, ancrée dans le concret ». Et de plaider pour « un dialogue serein, fondé sur la confiance mutuelle, entre les partenaires et entre les peuples, autour de priorités agréées ensemble ». (FB)

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