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Bulletin Quotidien Europe N° 10599
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Le Conseil pourrait adopter de nouvelles sanctions contre la Syrie

Bruxelles, 20/04/2012 (Agence Europe) - Des travaux sont en cours sur un nouveau train de sanctions contre le régime syrien, le 14ème. Elles viseraient les exportations de matériel répressif mais aussi de produits de luxe, pour s'attaquer de façon symbolique au train de vie des Assad, ont annoncé, vendredi 20 avril, des sources diplomatiques. Ces nouvelles sanctions pourraient être adoptées lundi 23 avril, lors du Conseil Affaires étrangères à Luxembourg, « en fonction de l'évolution sur le terrain » et en relation avec l'Envoyé spécial pour la Syrie Kofi Annan, a précisé un diplomate européen.

Ainsi, selon des sources européennes, l'UE envisage d'allonger les listes des équipements pouvant servir à des fins de répression de l'opposition, ou qui peuvent servir à l'élaboration de tels produits. Si certains seraient interdits, d'autres seraient soumis à un processus d'autorisation spéciale, au cas par cas. Elle souhaite aussi interdire des exportations de produits de luxe, même si le champ d'application de l'interdiction doit encore être défini. « Il s'agit de faire comprendre au couple Assad, mais aussi à son clan et aux membres du régime que les événements en Syrie ont également des conséquences sur leur train de vie personnel », a indiqué une source européenne, reconnaissant que ces mesures, qui ont surtout un caractère symbolique, peuvent être facilement contournées.

L'UE pourrait aussi apporter des moyens logistiques à la mission d'observateurs des Nations unies, a expliqué un diplomate européen, précisant que les Nations unies ont évoqué avoir besoin d'équipements de transport: avions, hélicoptères, véhicules blindés, mais aussi d'images satellitaires que l'UE « est capable de fournir ». Cette aide se ferait en plus de l'aide apportée par les États membres, à titre national.

Suspension des sanctions contre la Birmanie

À l'inverse, le Conseil du 23 avril devrait « sensiblement alléger » les mesures contre la Birmanie. « Il semble qu'il y ait un accord pour suspendre des sanctions existantes hormis sur l'embargo des armes et un point sur la situation sera fait un peu plus tard dans l'année. Plusieurs ministres des Affaires étrangères ont déjà proposé publiquement cela, et cela semble acceptable pour tous », a précisé vendredi un diplomate européen. Les Vingt-sept feront aussi le point sur les événements sur place, dont les élections législatives partielles du 1er avril. Déjà, en février, l'UE avait suspendu les interdictions de visa à 87 personnes, tout en maintenant le gel de leurs avoirs.

Afghanistan, Proche Orient, Iran et Afrique au programme

Les ministres auront une « discussion approfondie » sur l'Afghanistan, dans la perspective de plusieurs réunions: le sommet de l'OTAN, les 20 et 21 mai, lors duquel sera abordée la question de la transition vers le transfert de toute la responsabilité en matière de sécurité aux autorités afghanes et la fin des opérations militaires de l'OTAN prévue pour fin 2014, puis deux conférences internationales à Kaboul sur l'intégration régionale, et Tokyo sur l'engagement des bailleurs de fonds, alors que l'UE et ses États membres aident le pays à hauteur d'un milliard d'euros par an. « Le but de la discussion est de définir les lignes directrices pour adopter des conclusions précises qui permettront la définition du cadre de l'intervention de l'UE pour ces différentes réunions », a indiqué une source européenne. Des conclusions devraient être adoptées lors du prochain Conseil Affaires étrangères, le 14 mai.

Les ministres feront aussi le point sur le processus de paix au Proche-Orient, et sur la situation dans les territoires palestiniens occupés, notamment à Jérusalem-Est et dans la zone C, contrôlé par le gouvernement israélien, dont « les colonies » ou encore « les contraintes financières que rencontre l'Autorité palestinienne », a précisé une source européenne. « Il n'y aura pas de conclusions (…) mais on reviendra sur la question si possible lors du prochain Conseil Affaires étrangères », donc les ministres vont « essayer de tirer certaines orientations pour permettre au Cops, au Coreper, de travailler », a ajouté cette source.

La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères informera les ministres sur les pourparlers avec l'Iran sur son programme nucléaire ; une première réunion s'est tenue le 14 avril à Istanbul. Les ministres s'entretiendront aussi de la situation en Afrique, en particulier au Soudan/ Soudan du Sud, au Mali et en Guinée Buissau, dont les discussions devraient aboutir à des conclusions. Le Conseil procédera également à de brefs échanges sur l'Argentine, à la demande de l'Espagne, sur le Bélarus, voulus par la Suède, sur la Libye, demandés par l'Italie après la visite sur place d'un de ses ministres, sur le Surinam, à la demande des Pays-Bas, et le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders s'exprimera sur son voyage en République démocratique du Congo. (CG)

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