Bruxelles, 11/04/2012 (Agence Europe) - Un groupe d'eurodéputés de différentes obédiences politiques, membres de la délégation du Parlement européen pour les relations avec les pays du Maghreb, a évalué « l'état de la transition démocratique et les besoins en termes de coopération avec UE » ainsi que « l'utilisation des fonds de coopération et d'assistance » lors d'un séjour à Tunis du 2 au 5 avril. Sur la situation politique dans le pays, les parlementaires émettaient une mise en garde prudente quant aux « délais » de la rédaction et d'adoption de la future Constitution tunisienne de façon à ce que celle-ci « garantisse l'équilibre des pouvoirs, les libertés publiques, les droits individuels et l'intérêt général » et qu'elle « obtienne ainsi le plus large consensus au sein de la population tunisienne », selon les propos de Michael Gahler (PPE, Allemagne), qui a dirigé une mission d'observation en octobre dernier. Il a appelé à la « création d'une cour constitutionnelle » pour garantir l'ensemble des droits recommandés.
Conduite par l'eurodéputé socialiste italien, Antonio Panzeri, la délégation a été reçue par des membres de l'Assemblée nationale constituante et du gouvernement. M. Panzeri a réaffirmé l'appui européen à la Tunisie - que ses interlocuteurs généralement jugent théorique et trop conditionnel - « Le Parlement souhaite un instrument de voisinage plus flexible et proactif. Toutefois, l'approche de l'institution est que la coopération de l'UE doit se fonder sur un engagement clair des partenaires, notamment sur les questions de bonne gouvernance », a dit l'eurodéputé. (FB)