Bruxelles, 20/01/2012 (Agence Europe) - Les ministres du Commerce des pays acteurs clés à l'OMC se retrouvent le 28 janvier au Forum économique mondial de Davos. Pour discuter, de manière informelle, des moyens de relancer le round de Doha. Et de contrer le protectionnisme face à la crise.
Comme chaque début d'année, le Forum économique mondial de Davos, du 25 au 29 janvier, servira de plateforme à des échanges informels sur le commerce mondial, et sur les laborieuses négociations du round de Doha, dont la dernière conférence ministérielle de l'OMC, à la mi-décembre 2011, a entériné la situation d'impasse depuis l'été 2008. Le commissaire européen Karel De Gucht, le représentant américain Ron Kirk, le ministre indien Anand Sharma et le patron de l'OMC Pascal Lamy, entre autres, répondront à l'invitation du ministre suisse de l'Économie Johann Schneider-Ammann à une réunion de travail le 28 janvier.
Tout en réaffirmant leur engagement à relancer les pourparlers de Doha, les ministres vont discuter des moyens de contrer la menace du protectionnisme dans un contexte de ralentissement mondial important. Dans un récent rapport, l'ONU s'inquiète de la montée du protectionnisme, et appelle à résister aux pressions. « Compte tenu de la conjoncture économique internationale actuelle, le danger persiste que davantage de pays adoptent des mesures protectionnistes, en particulier des mesures non tarifaires, si l'émotion politique efface des mémoires les effets nocifs des politiques passées », insiste l'organisation.
La lutte contre le protectionnisme passe notamment par un engagement confirmé à relancer un round de Doha en panne, devant l'incapacité des pays riches et des nations émergentes à trouver des compromis, en particulier sur la libéralisation des tarifs industriels. En décembre à Genève, les ministres des pays membres de l'OMC s'étaient entendus sur la nécessité d'examiner de nouvelles approches de négociation, qui respectent les principes de la transparence et de l'inclusion. Pour « éliminer les blocages les plus critiques dans les domaines où la convergence multilatérale est la plus difficile », soulignait leur déclaration finale du 18 décembre. L'idée de se contenter de s'accorder sur de plus petits paquets de compromis, sur la base des acquis obtenus depuis le lancement du round en 2001, est toujours d'actualité, le principe du « tout ou rien » n'ayant pas fonctionné depuis, compte tenu des divergences considérables entre pays développés et en développement. (EH)