Bruxelles, 20/01/2012 (Agence Europe) - Les parlementaires européens ne voient pas d'un bon œil que la politique spatiale de l'Union soit financée par les États membres sur base d'un accord gouvernemental. Ils ont adopté jeudi 19 janvier en plénière une résolution non législative plaidant en faveur du maintien du programme GMES dans le budget de l'Union pour la période de programmation 2014-2020.
Le programme GMES en tant qu'outil d'observation de la terre en vue de lutter contre le changement climatique et la dégradation de l'environnement n'a pas été repris par la Commission dans ses prévisions budgétaires pour la prochaine programmation, alors qu'il avait toujours été financé au niveau communautaire auparavant. Le soin serait dès lors laissé aux États membres d'organiser « un fonds de financement ad hoc » sur base « d'un accord spécifique entre les 27 États membres » explique le commissaire Antonio Tajani, qui ne cache pas qu'il aurait souhaité « un choix plus ambitieux du côté des États membres en matière de budget ».
En adoptant le rapport d'Aldo Patriciello (PPE, italien), les parlementaires plaident pour que le programme demeure dans les prévisions budgétaires européennes. La députée Christine de Veyrac (PPE, française) s'insurge même contre le manque de consistance de l'option avancée par la Commission: « Comment la Commission européenne peut-elle à la fois placer la recherche et l'innovation au cœur de sa Stratégie EUROPE 2020 tout en supprimant ses engagements en la matière ? La proposition de la Commission n'est autre qu'une mise en péril de notre programme d'observation spatiale GMES et donc d'un pan entier de notre industrie spatiale. Il est essentiel que l'Union européenne assume la gouvernance de ce programme mais aussi son financement », commente-t-elle. M. Pariciello admet quant à lui que « la situation de l'économie européenne rend difficile le financement de tous les programmes spatiaux. Néanmoins, on ne peut pas stopper la croissance. Une fois que la crise sera finie, des programmes tels que Galileo et GMES génèreront du développement et de l'emploi ». (MD)