Bruxelles, 10/01/2012 (Agence Europe) - La Grèce semblait mardi 10 janvier proche d'un accord avec ses banques sur l'effacement volontaire d'une partie de sa dette, ce qui donnerait un coup d'accélérateur bienvenu aux difficiles négociations avec l'UE et le FMI et permettrait d'éviter un défaut de paiement en mars du pays. Selon les médias grecs, le Premier ministre Lucas Papademos a déclaré à ses ministres qu'un accord avec les banques pouvait être atteint d'ici le début de la semaine prochaine, tandis que le secrétaire d'État aux Finances Philippos Sachinidis estimait que le pays se trouvait à un point satisfaisant dans les discussions. En jeu: l'effacement volontairement accepté par les banques de 100 milliards d'euros de dette publique, qui ne seront jamais remboursés par le pays, soit 50% des quelque 206 milliards d'obligations détenues par des institutions privées. Les discussions portent sur les titres arrivant à échéance entre 2012 et 2020 qui vont être remplacés par de nouvelles obligations. L'échange de dette devrait avoir lieu en février. (LC)