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Bulletin Quotidien Europe N° 10523
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) euromed

Rumeurs persistantes de départ du secrétaire général

Bruxelles, 03/01/2012 (Agence Europe) - L'UpM (Union pour la Méditerranée) « confirme, aujourd'hui comme demain, sa prééminence » politique, affirme son secrétaire général Youssef Amrani dont les commentaires sont cités dans la presse de son pays, le Maroc, dont Le Matin du 25 décembre. Elle est, dit-il, une « nécessité politique, (une) opportunité socio-économique et, par-dessus tout, l'expression d'un besoin géostratégique incontournable pour tous les pays de la région ». Elle ne serait, à son avis, ni une « coquille vide », ni un « bébé mort-né ». Ainsi, l'UpM « entend jouer un rôle de premier rang dans le nouveau contexte en Méditerranée né dans le sillage du 'printemps arabe' ».

L'ambition de son secrétaire général est d'en faire « le protagoniste de premier rang dans la nouvelle étape qu'entame la Méditerranée. (...) L'un des principaux objectifs durant les prochains mois est d'accompagner les processus de changement et de réformes (que connaît la région). Nous voulons être présents. Nous voulons être utiles ».

La réalité est que l'UpM traverse une phase d'intense morosité. Le contexte politique général, la relative désaffection de ses pays membres pour la plupart préoccupés par le devoir de restabilisation de leurs situations politiques et sécuritaires (rive sud) ou par les effets de la crise économique et la recherche d'une réaction appropriée au défi posé par les « révolutions arabes » (rive nord), n'encourage pas les initiatives visant à dynamiser cette politique bi-régionale.

L'institution européenne, en l'occurrence la Commission et sa vice-présidente Catherine Ashton, par ailleurs en charge de la diplomatie européenne, ne convainc pas encore à ce stade de son militantisme en faveur de l'UpM. L'Égypte, qui en a été conjointement en charge avec la France et l'Espagne, est désormais centrée sur ses bouleversements internes. Elle avait cédé le flambeau au Maroc. Or, selon des rumeurs persistantes à Barcelone, siège de l'organisation, et au Maroc, le fauteuil de secrétaire général risque d'être à nouveau vacant.

M. Amrani serait rappelé au Maroc probablement pour des fonctions gouvernementales. On sera assez rapidement informé, avant même la fin de la semaine, croit-on savoir de source sûre. (FB)

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