Gdansk, 19/12/2011 (Agence Europe) - Les 14 et 15 décembre, les directeurs sportifs de l'Union européenne se sont rencontrés pour leur dernière réunion sous présidence polonaise. Les représentants du sport européen y ont abordé la question de la bonne gouvernance dans le sport. Avec en toile de fond la relation compliquée entre l'autonomie des organisations sportives et le rôle des États membres. « L'autonomie des organisations sportives n'est pas absolue. Elle est pourtant conditionnelle et devrait dépendre de la gestion de l'organisation », ont revendiqué les directeurs sportifs lors de cette réunion d'experts. De son côté, la Commission européenne estime dans son Livre blanc que l'autonomie et l'autorégulation des organisations sportives dépendent de la bonne gouvernance dans le sport. « Pour promouvoir la bonne gouvernance dans le sport au niveau européen, la Commission et les pays de l'UE adopteront des normes communes par l'échange de bonnes pratiques et offriront un soutien ciblé à certaines initiatives ». Un point qui soulève les interrogations du côté des acteurs sportifs européens. « En supposant que l'autonomie des organisations sportives dépend de l'adoption des normes de bonne gouvernance, la question se pose au sujet du rôle de l'État dans cette relation. Que devrait faire l'État si les normes de bonne gouvernance ne sont pas respectées par l'organisation d'activités sportives, surtout si elles sont définies par la loi ? ». La présidence danoise entend poursuivre l'examen de cette question dans son programme sportif. (VW)