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Bulletin Quotidien Europe N° 10476
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/espace

J-1 pour les premiers satellites de Galileo, dernières précisions

Bruxelles, 18/10/2011 (Agence Europe) - Les deux premiers satellites de Galileo, Thijs et Natalia, seront lancés et mis en orbite jeudi 20 octobre, à partir de 12h34. Ces premiers satellites opérationnels donneront le coup d'envoi de Galileo, le futur système européen de radionavigation par satellite, et marqueront aussi la « troisième révolution industrielle pour relancer la compétitivité européenne » comme l'assure le commissaire européen Antonio Tajani, en charge de l'industrie et de l'entreprenariat, mardi 18 octobre. « La politique aérospatiale est un des secteurs les plus concurrentiels, et cela donne de l'espoir aux jeunes », estime-t-il, car la mise en place de Galileo a déjà permis de dynamiser le secteur de la navigation satellitaire en Europe avec, selon lui, beaucoup de constructeurs européens qui deviennent très compétitifs dans ce secteur. Mais avant tout, Galileo a pour ambition de rattraper la longueur d'avance des Américains dans le domaine spatial, en assurant l'indépendance de l'Europe par rapport au système GPS américain, tout en restant interopérable et beaucoup plus précis.

Les aléas. Cette première mise en orbite sera suivie d'une série d'autres envois, jusqu'en 2020 au plus tard, afin de constituer une constellation de 30 satellites au total. C'est à partir du site de lancement de Kourou, en Guyane française, que les satellites décolleront et seront mis en orbite, à 23 60 km de la terre. « Si tout va bien », tempère quand même Paul Weissenberg, directeur général pour l'entreprise et l'industrie, car bien qu'une répétition ait été organisée jusqu'à 3 minutes avant le décollage, un orage ou des vents contraires peuvent avoir des conséquences sur le bon déroulement du lancement. D'autant plus que le lanceur est un Souyouz, de manufacture russe, dont d'autres modèles ont connus des problèmes de lancement auparavant en Russie. Le modèle utilisé pour lancer les satellites de Galileo n'a quant à lui pas encore fait face à des avaries, mais c'est la première fois qu'il sera utilisé à Kourou, une inconnue de plus pesant sur le succès de la mise en orbite… La préférence a été donnée à des instruments russes car le lanceur européen Ariane prend en charge au minimum quatre satellites, or seulement deux satellites sont prêts actuellement. Toutefois, certains des prochains lancements seront opérés par Ariane, afin de conserver une indépendance vis-à-vis de la Russie.

(Auto) financements ? Dès l'année prochaine, d'autres lancements se succéderont, presque tous les 3 mois, pour compléter la constellation dans les prochaines années. Car il n'est plus question d'accuser des retards et des surcoûts comme ce fut le cas dans le passé: « Chaque jour que nous gagnons, nous épargnons de l'argent (…) Après le lancement, je vais préparer le nouvel appel d'offres pour commander de nouveaux satellites, avec les perspectives financières en cours (NDLR: et pas selon le budget programmé pour 2014-2020). En respectant le timing et avec les réductions des coûts des entreprises européennes, on devrait épargner 500 millions d'euros », prétend M. Tajani. Car le budget que requiert le projet Galileo est important, la Commission prévoit un milliard d'euros par an à partir de 2014 pour la mise en service du projet, jusqu'en 2020, et probablement dans les décennies suivantes aussi pour assurer la maintenance du système. Le projet Galileo n'engendrera pas de revenus suffisants pour s'autofinancer, mais il représentera quand même une plus-value de 70 millions d'euros issus de services qui pourraient être payants (mais pour la majorité des services, Galileo sera accessible à tous gratuitement). Il assurera surtout des intérêts en aval pour l'emploi, ou les PME par exemple « car ce n'est pas seulement les grandes industries qui participent à ce défi », se réjouit M. Tajani.

Retransmission. Afin de célébrer cette étape importante dans la manœuvre du projet Galileo, le lancement des ces deux premiers satellites sera retransmis en direct de Kourou par le service d'information « Europe by satellite » et sur écran géant à l'esplanade Solidarnosc, devant le Parlement européen. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et l'eurodéputé Herbert Reul (ADLE, allemand), président de la commission parlementaire en charge de l'industrie, de la recherche et de l'énergie, s'exprimeront à cette occasion, le 20 octobre, de 11 à 14 heures. Le lancement sera également accompagné des commentaires de spécialistes en la matière de la Commission européenne et de l'Agence spatiale européenne. (MD)

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