Bruxelles, 12/09/2011 (Agence Europe) - Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement, mettra à profit sa présence en Afrique du Sud (du 13 au 16 septembre) où il se rend pour participer au quatrième sommet annuel UE/Afrique du Sud du 15 septembre (EUROPE n° 10449) pour lancer un nouveau programme d'appui au secteur des soins de santé primaire de 126 millions d'euros. Ce programme a vocation à augmenter l'espérance de vie, réduire la mortalité maternelle et infantile et lutter contre le VIH/Sida et la tuberculose, des fléaux qui entravent encore le développement d'un pays émergent jouant un rôle de locomotive économique en Afrique australe et sur le continent africain.
Lundi, à la veille de son départ, le commissaire a salué « le travail effectué par l'Afrique du Sud pour améliorer l'accès de ses citoyens aux soins de santé ainsi que la qualité de ces soins », ajoutant à ce propos que: « Des efforts supplémentaires s'imposent toutefois. Le lancement de l'un des plus vastes programmes de santé de l'UE au monde montre que nous sommes réellement déterminés à améliorer la vie des Sud-Africains.
L'Afrique du Sud est un partenaire stratégique de premier plan pour l'UE et joue un rôle politique et économique majeur sur le continent africain. Avec une aide de 140 millions d'euros par an, l'UE a apporté au pays un soutien constant en matière d'accès de centaines de milliers de ménages à l'eau et aux équipements sanitaires, de lutte contre les pandémies et de création d'emplois. Toutefois, l'Afrique du Sud a des défis à relever, une grande partie de la population vivant toujours dans la pauvreté. Je confirmerai que nous demeurons déterminés à trouver des moyens innovants pour oeuvrer ensemble à la poursuite du soutien au peuple sud-africain ».
Le développement de l'Afrique du Sud, pays qui est à la fois membre du groupe des pays ACP (Afrique/Caraïbe/Pacifique) liés à l'UE par l'accord de Cotonou, un partenaire lié à l'Union européenne par un accord bilatéral de commerce de développement et de coopération (TDCA) depuis 1995 et qui négocie, dans le cadre de la SADC (communauté de développement de l'Afrique australe) un accord de partenariat économique (APE) régional avec l'UE au titre de l'accord de Cotonou, sera au cœur des entretiens qu'aura Andris Piebalgs avec ses interlocuteurs sud-africains lors de la réunion ministérielle qui précédera le sommet UE/Afrique du Sud. L'avenir de la coopération au développement UE/Afrique du Sud après 2013 ne manquera pas d'être abordé, tant sous l'angle des orientations qu'envisage l'UE qu'au vu du débat national en cours sur une vision à long terme et un plan stratégique favorisant la croissance économique et l'égalité sociale en Afrique du Sud. L'efficacité de l'aide, dans la perspective du Forum onusien de haut niveau de Busan (29 novembre, 1er décembre) et les perspectives d'une coopération trilatérale UE/Afrique du Sud/Union africaine seront aussi au menu des entretiens.
Avec quelque 980 millions d'euros qui lui sont réservés à titre indicatif pour 2007-2013 (soit 140 millions d'euros par an) sur le budget de l'UE, l'Afrique du Sud bénéficie de loin de l'enveloppe la plus importante accordée par l'UE dans le cadre de relations bilatérales. L'UE est d'ailleurs, et de loin, le plus grand donateur de l'Afrique du Sud puisque la Commission et les États membres fournissent environ 70% des fonds d'aide reçus par ce pays. L'UE est aussi, et de loin, le premier partenaire commercial de l'Afrique du Sud. (A.N.)