Sopot, 05/09/2011 (Agence Europe) - La répression en Syrie ne faiblit pas, aussi l'Union européenne n'exclut-elles pas de nouvelles sanctions contre le régime de Bachar Al-Assad, après avoir imposé un embargo sur le pétrole. En outre, les ministres européens des Affaires étrangères, réunis en session informelle samedi 3 septembre à Sopot, en Pologne, ont indiqué travailler à une nouvelle résolution à l'ONU.
« Nous allons continuer à exercer des pressions et à chercher des moyens de le faire », a lancé la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Le ministre français Alain Juppé a dit: « L'UE doit exercer sa responsabilité de protection de la société civile contre la violence des dictateurs. Nous avions suggéré à Assad de démarrer un processus de réformes, il n'en a rien fait. Il faut donc accélérer le changement de régime et durcir les sanctions ». La France va continuer à travailler aux Nations unies pour « obtenir une condamnation plus explicite du régime syrien, et enfin travailler avec l'opposition », a souligné M. Juppé. L'Espagnole Trinidad Jimenez a elle aussi estimé qu'il fallait aider l'opposition syrienne « afin qu'une alternative puisse se produire à l'avenir » dans ce pays. Le ministre allemand Guido Westerwelle a jugé que de nouvelles sanctions pourraient s'avérer nécessaires. « On ne peut pas exclure que, si la répression continue malgré tout, des mesures supplémentaires soient discutées en Europe », a-t-il dit à des journalistes, selon une dépêche de l'AFP.
Sur la Libye, Catherine Ashron, s'est félicitée de l'accompagnement européen à la transition démocratique du pays, « sur les questions humanitaires et économiques ». « Les États membres veulent se donner les moyens de préparer la Libye de l'après-Kadhafi (…) Il faut accompagner le Conseil de transition dans la mise en œuvre de sa feuille de route politique », a dit M. Juppé. La prochaine conférence des Amis de la Libye est prévue le 20 septembre à New York, a indiqué le ministre français. (V.W.)