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Bulletin Quotidien Europe N° 10445
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/euro

Van Rompuy à l'initiative pour défendre la zone euro

Bruxelles, 05/09/2011 (Agence Europe) - À la recherche de solutions à la crise de la dette publique, Herman Van Rompuy était à Helsinki et Berlin, lundi 5 septembre, où il a rencontré des dirigeants politiques finlandais et allemands. L'occasion aussi pour le président du Conseil européen de tester ses idées en matière de gestion de crise, les dirigeants de l'Eurozone lui ayant demandé de faire des propositions dans ce domaine d'ici octobre. Plus tôt dans la journée, il avait estimé que l'Europe devait « augmenter la pression » sur la Grèce et l'Italie afin que ces deux pays mettent en œuvre les mesures d'austérité qu'ils ont adoptées ou s'apprêtent à adopter, sur les antennes de la radio belge flamande VRT. Il a exclu toute sortie d'un pays de la zone euro, mais pas un deuxième mandat à son poste qui pourrait être étoffé de fonctions spécifiques à la zone euro. Effrayés par le spectre d'une nouvelle récession mondiale et les difficultés de l'Eurozone à faire face à la crise de la dette souveraine, les marchés boursiers ont poursuivi leur chute.

Lundi, les directeurs nationaux du Trésor se sont réunis à Bruxelles pour examiner les modalités du deuxième plan de sauvetage grec qui tarde à se finaliser. Figuraient au cœur des discussions les garanties que la Finlande réclame en échange de sa contribution financière à l'enveloppe d'aide publique qui devrait atteindre 109 milliards d'euros. Le ministre belge des Finances Didier Reynders a estimé qu'un pays bénéficiaire de garanties devait en payer le prix. « Celui qui accepte des garanties contre un gage, doit payer le prix pour cela », indique le ministre belge des Finances Didier Reynders dans une interview au magazine allemand Der Spiegel. Une déclaration similaire à celle son homologue autrichienne Maria Fekter (EUROPE n°10442).

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a plaidé pour la mise en œuvre des politiques nationales d'austérité, alors que le gouvernement italien a retoqué son propre paquet censé lui permettre d'équilibrer son budget d'ici 2013. « Empiler de nouvelles dettes maintenant ralentira la croissance au lieu de la stimuler à long terme. (…) La recette est aussi simple que difficile à appliquer: les démocraties occidentales et les autres pays confrontés à un endettement et des déficits élevés doivent réduire les dépenses, augmenter les revenus et supprimer les obstacles structurels dans leurs économies, quel qu'en soit le coût politique », a-t-il déclaré dans une tribune publiée par le FT.com. Selon lui, le soutien financier conditionnel aux pays de l'Eurozone coupés des marchés présente « des risques », mais « laisser la crise infecter toute la zone et menacer l'euro serait encore plus risqué ». Quant à ceux qui réclament un bond en avant vers l'union budgétaire, il estime qu'une telle option inciterait moins les pays en difficulté à se réformer et irait à l'encontre d'une intégration européenne qui se fait traditionnellement pas à pas. « Cela ne veut pas dire que la politique budgétaire dans l'Eurozone ne devrait pas devenir graduellement plus centralisée. Cela devrait être le cas, à partir du moment où un mandat démocratique fort légitime ce processus », reconnaît M. Schäuble, pour qui un renforcement de la zone euro prendra du temps et nécessitera de profondes réformes institutionnelles.

Grèce. Les affirmations des médias et d'une partie de la classe politique faisant état de désaccords entre les autorités grecques et la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) ont fortement déplu au ministre grec des Finances Evángelos Venizélos. Dans une déclaration publiée dimanche, celui-ci dénonce ceux qui recyclent des scénarios journalistiques et politiques ayant pour but de créer incertitude et alarmisme. Il souligne l'implication du gouvernement grec à mettre en œuvre les décisions que le sommet de l'Eurozone a prises fin juillet: - entériner les nouvelles compétences du fonds européen de sauvetage, la Facilité EFSF ; - trouver une solution à la demande finlandaise de garanties ; - finaliser l'implication du secteur privé au deuxième sauvetage grec. « La mise en œuvre complète, d'ici mi-octobre, des décisions du 21 juillet, peut modifier la situation et relâcher la pression exercée sur l'économie réelle en Grèce », considère-t-il. (M.B.)

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