Bruxelles, 28/07/2011 (Agence Europe) - Bernardino Leon, envoyé spécial de l'UE pour la Méditerranée, arrivé mercredi 27 juillet à Tunis, deuxième étape de son périple inaugural dans les pays de la rive sud, a affirmé que « la responsabilité de l'UE est considérée comme historique envers les pays du sud de la Méditerranée, dans cette conjoncture », celle des changements démocratiques produits ou en cours. Il a affirmé, selon l'agence de presse TAP, qu'il allait œuvrer afin que le 'statut de partenaire avancé', en négociation avec la Tunisie, ne soit pas un « slogan creux ».
« Le peuple tunisien a donné au monde une leçon historique, grâce au choix qu'il a fait et qui lui a valu l'admiration des Européens et de tous les pays du monde », a-t-il dit dans une déclaration à la presse locale, affirmant cependant que « cette admiration n'est plus suffisante, actuellement (…) il faut que l'UE se tienne aux côtés de la Tunisie, durant cette période de transition ».
M. Leon, qui a pris ses fonctions la semaine dernière, a expliqué que sa mission sera d'être « l'interlocuteur permanent de l'UE ». Il va s'employer, au cours de son mandat, à assurer la coordination économique entre la Tunisie et l'UE, avec l'aide des équipes de travail créées à cet effet. Il a également précisé qu'il se rendra ensuite en Égypte et en Jordanie après s'être rendu au Maroc. Il n'a pas écarté la possibilité d'une visite en Libye. (F.B.)