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Bulletin Quotidien Europe N° 10429
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Trichet, en cas de défaut partiel de la Grèce, les garanties sont là

Bruxelles, 28/07/2011 (Agence Europe) - Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet estime que le deuxième sauvetage de la Grèce, qui prévoit une participation du secteur privé, ne déclenchera pas d'événement de crédit et que les garanties financières existent en cas de défaut partiel du pays. « Nous avons passé trois messages très clairs. Premièrement, nous avons dit que cette participation devait être volontaire. Sur ce point, nous avons été suivis. Nous avions ensuite dit qu'il ne fallait pas que l'on débouche sur ce que l'on appelle un 'événement de crédit'. De tout ce que je sais aujourd'hui, il me paraît que nous éviterons cette issue. Enfin, le troisième message était d'éviter un 'défaut sélectif'. Mais, dans le cas où il se produirait, les États devraient alors recapitaliser les banques et conforter les garanties prises par la Banque centrale pour ses opérations de refinancement. Nous avons obtenu cette garantie indispensable pour protéger l'intégrité de la BCE en cas de défaut sélectif », explique-t-il dans une interview accordée à l'hebdomadaire français Le Point publiée jeudi 28 juillet.

Le classement de la notation grecque dans la catégorie 'défaut' supprimera l'accès aux liquidités bon marché de la BCE des banques grecques qui apportent des obligations grecques en contrepartie. Le sommet extraordinaire de la zone euro a prévu 20 milliards d'euros pour soutenir les banques grecques et 35 milliards pour que celles-ci poursuivent leurs opérations de refinancement auprès de la BCE (EUROPE n°10424).

M. Trichet est aussi d'avis que les modalités du deuxième sauvetage grec revêtent un caractère exceptionnel. Pour preuve, les seize autres pays de l'Eurozone ont levé « toute ambiguïté » en réaffirmant « solennellement leur détermination inflexible pour honorer complètement leur propre signature ». Et d'ajouter: « La qualité de la signature d'un pays est absolument fondamentale. Que vous soyez un ménage, une entreprise ou un pays, vous obtenez des prêts dans de bonnes conditions si le prêteur a confiance ».

Le président de la BCE constate que, désormais, « les problèmes de mauvaise gestion budgétaire se posent surtout dans des pays avancés, alors qu'auparavant les pays en développement, en Asie, en Amérique latine ou au Proche-Orient, étaient concernés ». Et de noter que la Grèce, contrainte aujourd'hui de corriger de « monumentales erreurs de gestion » du passé, est « l'illustration emblématique de ce renversement ». (M.B.)

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