Bruxelles, 08/07/2011 (Agence Europe) - Sans surprise, le Bureau européen des Unions de consommateurs (BEUC) est satisfait des nouvelles propositions de la Commission européenne en matière d'itinérance. Selon Monique Goyens, directrice générale du BEUC, téléphoner depuis l'étranger constitue souvent un « piège » pour les consommateurs, « à cause de prix prohibitifs et du manque criant de concurrence sur ce marché (…) Pire, il est injustifiable que les services de données en itinérance soient jusqu'à 50 fois plus chers qu'au niveau national ». Pour le BEUC, il est « rassurant » de voir que la Commission européenne s'attaque au problème structurel du marché en introduisant un découplage des offres entre appels à partir de l'étranger et appels nationaux et en agissant enfin sur le problème grandissant des frais d'itinérance pour les services de données, même s'ils jugent que limiter les prix à un plafond de 90 centimes par MB est un « début timide ». « Les consommateurs ne devraient pas être dévalisés lorsqu'ils surfent sur internet depuis l'étranger », a conclu Mme Goyens. Sans surprise non plus, les opérateurs historiques ne voient pas d'un bon œil ces propositions, qui rognent leurs marges bénéficiaires. Par exemple, pour le directeur de Portugal Telecom Zeinal Bava, les propositions en matière de concurrence ne sont pas bien équilibrées. « Il y a plus de travail à faire afin de s'assurer que l'industrie ne finisse par fonctionner en « mode survie ». Franco Bernabè, directeur général de Telecom Italia, craint que les propositions de la Commission ne bloquent le développement des réseaux européens et que ceux-ci demeurent de simples « tuyaux de transports » qui n'évoluent pas en « tuyaux intelligents » capables de profiter des derniers développements technologiques. (I.L.)