Bruxelles, 06/05/2011 (Agence Europe) - La Commission doit présenter une directive compréhensible et efficace pour lutter contre la violence faite aux femmes et l'UE doit ratifier la convention du Conseil de l'Europe pour combattre la violence envers les femmes. Des députés européens, des académiciens et des représentants de la société civile ont lancé ces appels lors d'une rencontre organisée le 6 mai à Bruxelles par le groupe S&D au PE. Selon des chiffres de l'UE, une femme sur 5 dans l'Union a été victime de violences physiques et une sur 10 de violences sexuelles. Or, il n'existe actuellement aucune législation contraignante pour lutter contre ce fléau. Une lacune qu'il faut combler, la situation étant « inacceptable » pour les participants.
La porte-parole du groupe S&D pour les questions concernant les femmes, Britta Thomsen, a estimé que les propositions de la Commission apportent bien une aide aux victimes de tels crimes mais ne s'attaquent pas suffisamment à la violence à l'encontre des femmes. « Nous ne pouvons accepter des bribes de législation et de mécanismes de coordination. Nous voulons un engagement plus fort de la Commission pour lutter contre la terreur exercée sur les femmes », a-t-elle conclu. Carmen Romero, rapporteur sur le EPO pour le PE, attend du Conseil beaucoup de soutien sur la question de la protection des victimes. « La violence des genres est un problème structurel qui appelle une réponse structurelle. Nous devons agir sur la prévention par le biais de la législation civile, et ne pas seulement travailler sur des coopérations post-crimes », a-t-elle précisé. (G.B.)