Bruxelles, 06/05/2011 (Agence Europe) - Les ambassadeurs des États membres au Comité politique et de sécurité (Cops) ont approuvé vendredi après-midi 6 mai les sanctions préparées ces derniers jours contre les principaux responsables du régime syrien, à l'exception … du président Bachar al-Assad. Au total, treize dirigeants seront ainsi frappés par le gel des avoirs ainsi que par l'interdiction d'entrée sur le territoire de l'UE. Le paquet des « mesures restrictives » que les États membres devront formellement entériner par procédure écrite d'ici le 9 mai (publication au Journal Officiel au plus tard mardi 10 mai) comprend aussi un embargo sur les ventes d'armes et d'autres instruments pouvant servir à la répression interne, le retrait de l'offre européenne de signer un accord d'association et la suspension de la coopération et des aides européennes octroyées directement au gouvernement (les projets bénéficiant directement à la population ne seront pas concernés).
Bachard al-Assad. La semaine dernière, les 27 s'étaient déjà mis d'accord sur le principe des sanctions (EUROPE n° 10368). La dernier point qui restait à trancher vendredi au Cops était la question de savoir si le président Bachar al-Assad devait être personnellement inclus ou pas sur la liste des personnes visées par des gels des avoirs et des interdictions de visa. La France, la Suède, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Danemark ont fait pression pour que le président figure sur la liste mais un important groupe dirigé par l'Allemagne et l'Espagne (et incluant la plupart des pays d'Europe centrale et orientale) a plaidé pour une « approche progressive » pour se réserver un moyen de durcir les sanctions et de ne pas couper tous les ponts de communication avec Damas. C'est ce dernier point de vue qui a donc prévalu. (H.B.)