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Bulletin Quotidien Europe N° 10371
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/psdc

Décision en été sur la mission de formation en Ouganda

Bruxelles, 04/05/2011 (Agence Europe) - La réintégration des soldats somaliens entraînés par l'UE dans le cadre de la mission de formation que l'UE conduit en Ouganda (EUTM) se passe bien et « donne un bonne base pour une possible décision sur la poursuite de cette mission », a déclaré devant la presse le président du comité militaire de l'UE (CMUE), le général Hakan Syren. S'exprimant mardi 3 mai, à l'issue de la réunion des chefs d'état-major de l'UE, le général a estimé « que la décision (quant à l'avenir de la mission) sera prise le plus probablement au cours de l'été ».

Commandée par le colonel espagnol Ricardo Gonzalez Elul, l'EUTM a été lancée en avril dernier en vue d'assurer la formation, dans deux sessions successives, de jusqu'à 2000 soldats somaliens capables de protéger les autorités officielles de la Somalie (EUROPE n° 10174). Les premiers 800 Somaliens sont retournés en Somalie en décembre dernier. Devant le comité militaire, mardi, le colonel Elul a présenté la première évaluation du processus de leur réintégration après six mois de formation. Celle-ci donne « une image assez positive », a déclaré à la presse le général Hakan Syren. D'après nos informations, tous les mécanismes élaborés pour permettre la mise en place d'une armée somalienne (la chaîne de paiement, le mécanisme de suivi, le système d'identification …) ont fonctionné sans heurts. Malgré un certain nombre de fuites, aucun des Somaliens entraînés n'a rejoint, après leur retour, les milices islamistes anti-gouvernementales (El Shabab). Par ailleurs, en fonction des résultats de la mission, celle-ci pourrait être prolongée pour assurer la formation d'un troisième millier de soldats (EUROPE n° 10354).

Les chefs de la Défense de l'UE ont également examiné deux autres opérations militaires conduites actuellement par l'UE. Pour la Bosnie-Herzégovine (EUFOR Althea), le général Richard Shireff a demandé aux États membres de préciser quel sera l'avenir de leur contribution à l'opération. Le nombre de troupes de l'EUFOR Althea (environ 1500 actuellement) diminue et « le comité militaire planifie ce qui va se passer après le mois de novembre », a observé le général Syren. Le comité militaire a aussi été informé par le commandant de l'opération le général Buster Howes, d'une reconfiguration envisagée du plan d'opération de la mission européenne de lutte contre la piraterie (EU NAVFOR Atalanta) au large des côtes somaliennes. Sous réserve d'un feu vert au niveau politique, la mission Atalanta pourrait être dotée d'un nouveau mandat qui, outre la protection des convois du PAM (Programme alimentaire mondiale), l'autoriserait à conduire des actions « plus robustes » pour protéger les navires marchands (le marquage des bateaux-mères des pirates, les opérations de sauvetage des otages ainsi que les opérations de destruction préventive des moyens de pirates pourraient ainsi être autorisés).

Les chefs d'état-major ont également été informés par le vice-amiral Claudio Gaudiosi des avancées au sujet de l'EUFOR Libye, une éventuelle mission d'assistance humanitaire que l'UE pourrait lancer au large de la Libye à la demande des Nations unies (OCHA) (EUROPE n° 10350). Le vice-amiral devrait présenter « la semaine prochaine » le plan d'opération de cette opération au comité militaire. Sur cette base, le comité pourrait commencer les consultations avec les États membres en vue de déterminer lesquels d'entre eux seraient prêts à participer à cette force, a précisé à la presse le général Syren.

En matière de capacités, l'échange de vues entre les chefs de la Défense a permis d'identifier plus de 300 projets en matière de partage et de mise en commun des moyens, avec 14 à 15 pays particulièrement intéressés par la coopération. Le général Syren a l'intention de lancer une analyse « plus profonde » des possibilités de coopération en septembre ou octobre, a-t-il dit. La coopération en matière d'équipement (véhicules blindés, systèmes de contrôle et de commandement, armes légères…), de maintenance, d'entraînement (des pilotes) et d'éducation (notamment en matière de langues) sont les domaines « à plus grand potentiel de coopération » identifiés à ce stade, a précisé le général Syren. (A.By.)

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