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Bulletin Quotidien Europe N° 10260
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/États-unis

Vers des normes énergétiques communes

Lisbonne, 19/11/2011 (Agence Europe) - Les États-Unis et l'Union européenne vont tenter d'élaborer « un cadre législatif pour travailler ensemble » dans le domaine de l'énergie, a affirmé devant la presse l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'UE, William E. Kennard, à l'issue de la deuxième réunion du Conseil transatlantique sur l'Énergie. Devant la presse, l'ambassadeur Kennard a insisté, en particulier, sur l'harmonisation des normes relatives aux nouvelles technologies (les énergies renouvelables dans lesquelles les États-Unis investissent massivement, les véhicules électriques et les réseaux intelligents), un domaine dans lequel « une vison partagée » entre l'UE et les États-Unis pourrait offrir « de grandes opportunités ». Le soutien aux secteurs gaziers ukrainien et nigérian, le corridor sud/transcaspien et la sûreté nucléaire ont aussi été abordés lors de ces discussions entre l'UE et les États-Unis.

Réunis à Lisbonne vendredi 19 novembre, les responsables européens (le haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, le commissaire européen à l'Énergie Günther Oettinger et la ministre flamande de l'Énergie Freya Van den Bossche pour la présidence belge du Conseil de l'UE) et américains (la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et le secrétaire d'État adjoint à l'Énergie Daniel Poneman) ont passé en revue les progrès réalisés depuis la dernière rencontre du Conseil en novembre 2009. Ils ont aussi chargé les groupes de travail de nouveaux projets portant sur la sécurité énergétique, la technologie et la politique énergétique. Le groupe de travail sur la sécurité énergétique a été, en particulier, chargé de soutenir les efforts faits par le gouvernement ukrainien avec une série de mesures visant à rendre le secteur viable. L'Ukraine doit améliorer le climat d'investissement, moderniser le système de transit du gaz provenant de la Russie à destination de l'Union européenne et restructurer financièrement et sur le plan de la transparence ses compagnies nationales de gaz et de pétrole. Pour leur part, les États-Unis « vont fournir une aide » au développement de la production ukrainienne de gaz de schistes, a précisé Richard Morningstar, l'envoyé spécial des États-Unis pour l'énergie eurasiatique présent, aux côtés de l'ambassadeur Kennard, à la rencontre avec la presse européenne. Quant au Nigeria, l'essentiel serait d'amener ce pays à assurer une plus grande transparence des industries extractives, a résumé M. Morningstar. Un certain appui a été accordé par la partie américaine au développement du corridor sud. Les deux parties ont convenu que le réseau transcaspien pourrait être alimenté par des sources de gaz supplémentaires en dehors de la région de la Caspienne, notamment d'Irak. Le corridor sud est important, mais il est encore plus important d'examiner comment l'UE développe son marché sur le plan interne, a toutefois estimé M. Morningstar. S'agissant de la technologie, le Conseil bilatéral sur l'énergie a aussi convenu d'explorer davantage les possibilités de coopération dans les domaines du stockage de l'énergie, des biocarburants, du captage du carbone et des véhicules propres. (A.By.)

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