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Bulletin Quotidien Europe N° 10260
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/environnement/boues rouges

Un délai de grâce pour Budapest

Bruxelles, 19/11/2010 (Agence Europe) - Budapest bénéficiera d'un délai de grâce pour fournir à la Commission européenne toutes les informations sollicitées pour comprendre à quoi imputer exactement la catastrophe industrielle majeure du 4 octobre qui a provoqué un torrent de boues alcalines rouges (EUROPE n° 10233 et n° 10232).

Le délai initial accordé aux autorités hongroises pour répondre au questionnaire que leur avait adressé la Commission le 22 octobre, était de deux semaines. Invoquant la complexité du dossier, Budapest avait demandé de disposer d'un peu plus de temps. Le délai avait donc été rallongé jusqu'au 18 novembre.

Or, vendredi 19 novembre, la Commission européenne n'avait reçu aucune réponse. Joe Hennon, porte-parole du de Janez Potoènik, commissaire européen à l'Environnement, l'a confirmé, en précisant que cette fois, aucune date butoir n'avait été fixée. « Nous attendons des autorités hongroises qu'elles nous répondent dans les prochaines semaines », a-t-il dit.

Les questions posées par la Commission concernent, entre autres, la composition exacte de la boue toxique, le permis d'exploitation délivré à l'usine d'aluminium à l'origine de la pollution des écosystèmes, la manière dont les inspections ont été menées. La Commission souhaite savoir si la législation européenne a été bien mise en œuvre.

Une demande d'enquête indépendante - Jeudi, le groupe S&D au Parlement européen a appelé à « une enquête indépendante et approfondie » sur l'accident d'Ajka. Après avoir entendu les explications détaillées données par Béla Schwartz, maire d'Ajka, les eurodéputés S&D en visite à Budapest ont estimé que « la Hongrie comme l'UE devraient tirer les leçons de cette catastrophe environnementale ». Pour savoir si des infractions à la législation européenne ont été commises ou si cette législation comporte des lacunes, il faut une information précise, ont-t-ils souligné. Aussi ont-ils appelé le gouvernement hongrois à fournir toute l'information liée à l'enquête aux autorités européennes. « La zone doit être nettoyée et nous devrions aussi tenter d'épargner les 1100 emplois qui dépendent de cette usine », a déclaré l'eurodéputée Linda McAvan, porte-parole du groupe pour les questions environnementales. (A.N.)

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