Aberdeen, 01/10/2010 (Agence Europe) - Comment orienter la future politique de cohésion vers un nouveau modèle de développement européen? La présidente du Comité des régions (CdR), Mercedes Bresso, est venue, jeudi 30 septembre à Aberdeen, pour faire part des propositions du CdR à l'assemblée générale de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes d'Europe (CRPM). Se situant dans la lignée du commissaire à la Politique régionale, Johannes Hahn, la présidente du CdR estime que cette politique doit: - être à forte dimension territoriale et, par la même occasion, privilégier une approche intégrée multisectorielle; - concerner toutes les régions pour continuer d'être un instrument au service de l'intégration européenne; - être un instrument de stimulation de l'innovation sociale, politique et organisationnelle. Mme Bresso a insisté sur l'objectif de coopération territoriale qui devrait être mis davantage au service de la diffusion des innovations.
Pour la présidente du CdR, il serait par ailleurs bienvenu de ne pas reporter indéfiniment l'utilisation des indicateurs complémentaires du PIB. « J'ai peur que nous soyons tous un peu schizophrènes avec le PIB: nous n'arrêtons pas de dire que la politique de cohésion est une politique de développement et pas seulement de croissance. Nous déplorons que le PIB ne mesure que la croissance, et encore qu'il le fasse mal. Et finalement, nous continuons à utiliser le PIB par habitant comme critère d'éligibilité ! Il faudra quand même bien finir par franchir le Rubicon », s'est-elle exclamée.
En outre, Mercedes Bresso croit qu'il faudrait sérieusement réfléchir à la façon dont la politique de cohésion interagit avec les autres politiques. Et de constater que « nous sommes nombreux, y compris à la Commission, à considérer que nous sommes allés trop loin dans l'entreprise de désintégration sectorielle qui a débuté en 2000 ». Elle s'est également félicitée que la Commission semble prête à proposer que tous les fonds majeurs d'appui aux politiques de développement interne de l'Union soient placés sous un même chapeau, à partir de 2014. « Ceci permettra d'éviter les doublons et de renforcer une approche stratégique commune. C'est une avancée très positive que le Comité réclame depuis des années », a conclu Mme Bresso. (G.B.)