Bruxelles, 15/09/2010 (Agence Europe) - Les scientifiques ont dressé, mardi 14 septembre à Bruxelles, un tableau pessimiste de l'état des ressources en poisson dans les eaux européennes, préconisant dans de nombreux cas une réduction des quantités pêchées. Dans les eaux européennes de l'Atlantique, de la mer du Nord et de la mer Baltique, « deux tiers des stocks de poissons connaissent une mortalité trop forte », et une majorité est surexploitée, a estimé Michael Sissenwine, du CIEM (Conseil international pour l'exploration de la mer) au cours d'un séminaire. En Méditerranée, 9 % des stocks étudiés sont pêchés de manière raisonnable, 68 % sont surexploités et 23 % sont exploités au maximum de leurs capacités, a dit Henri Farrugio, expert au sein de la commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM). Autre source d'inquiétude: de nombreux poissons de fond pêchés en Méditerranée n'atteignent jamais l'âge adulte, car ils sont traditionnellement pêchés à l'état juvénile sans avoir eu le temps de se reproduire. D'où l'intérêt de créer des zones de refuge où la pêche est restreinte, dans les canyons sous-marins situés en contrebas du plateau continental. En mer Celtique, les scientifiques restent inquiets pour la survie des cabillauds et recommandent un moratoire sur cette pêche, a indiqué M. Sissenwine. (L.C.)