Bruxelles, 16/03/2010 (Agence Europe) - S'exprimant le 9 mars au National Press Club à Washington, le représentant américain au Commerce Ron Kirk n'a pas caché qu'il doutait de la conclusion avant fin 2010 des négociations multilatérales du round de Doha. « Étant donné que nous avons essayé et échoué pendant trois années d'affilée, si le passé est un prologue, je ne sais pas si j'y attacherais trop d'importance », a répondu M. Kirk aux questions des journalistes. « Nous pensons que cela vaut la peine de rester à la table des négociations (...) Je ne crois pas que nous devrions abandonner. Beaucoup de bon travail a été fait », a-t-il toutefois tempéré. Selon le négociateur en chef américain, « la perspective pourrait évoluer à Genève si les pays émergents tels que le Brésil, la Chine, l'Inde et l'Afrique du Sud venaient à la table avec de meilleures offres ». M. Kirk a aussi admis que la non confirmation par le Sénat de ses futurs collaborateurs à l'OMC désignés par le président Barack Obama - Tim Punke au poste d'ambassadeur des États-Unis et Isi Siddiqui à celui de négociateur pour l'agriculture - « commence, dans une certaine mesure, à entamer [la] crédibilité [des États-Unis], parce que le monde pense [qu'ils ne se préoccupent pas ] de boucler le round ». (E.H.)