Bruxelles, 23/02/2010 (Agence Europe) - L'UE a indiqué, mardi 23 février, par la voie d'un de ses porte-parole, qu'elle « espérait toujours résoudre, grâce à la voie diplomatique », la crise qui oppose la Libye, la Suisse et dans une plus large mesure les pays membres de l'espace Schengen (EUROPE n° 10083). La situation semble toutefois en voie d'amélioration puisque les deux hommes d'affaires suisses retenus depuis 19 mois en Libye - par mesure de rétorsion à l'interpellation à Genève d'Hannibal Kadhafi - ont quitté lundi l'ambassade helvétique où ils étaient retranchés. L'un a quitté le territoire libyen et se trouverait en sécurité en Tunisie et l'autre a été conduit dans une prison libyenne pour y purger 4 mois de prison. La Suisse espère toutefois le faire sortir rapidement. L'autre problème lié concerne l'obtention de visas libyens dont les ressortissants des pays de la zone Schengen sont privés, depuis le 14 février, à cause de la politique de restriction de visas Schengen menée par Berne contre 186 hauts dignitaires libyens, persona non grata en Suisse. Berne se serait engagé à lever ses restrictions de visas pour les Libyens en contrepartie de la libération des deux otages suisses. Du coup, les négociations continuent. Les ministres de l'Intérieur des pays de l'espace Schengen devraient s'emparer du débat sur les visas dès leur rencontre de jeudi, à Bruxelles. (B.C.)