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Bulletin Quotidien Europe N° 10069
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/social

Les Européens, contents de leur situation de vie et mécontents du fonctionnement de leur administration publique, sont pour la plupart propriétaires de leur logement, selon l'Eurobaromètre sur le climat social

Bruxelles, 02/02/2010 (Agence Europe) - Comme annoncé, la Commission européenne a publié, ce mardi 2 février, l'enquête Eurobaromètre sur le climat social dans l'Union, lequel met en évidence de grandes disparités entre les pays. Cette enquête a été réalisée dans le contexte du rapport 2009 de la Commission sur la situation sociale dans l'Union européenne, également publié ce mardi et qui vise à examiner les tendances sociales en Europe en se focalisant plus particulièrement sur la question du logement (voir EUROPE
N° 10068).

Le rapport 2009 donne un aperçu des performances en termes de conditions sociales et de politiques sociales dans les États membres afin d'en identifier les points faibles et les points forts. Depuis l'an 2000 et conformément aux exigences du traité, ce rapport sur la situation sociale dans l'UE est publié chaque année. Le rapport 2009 met l'accent sur l'impact potentiel de la récession, sur la situation dans l'UE du point de vue du logement et présente des données récentes sur le climat social, c'est-à-dire sur les tendances perçues par les Européens sur diverses problématiques touchant leur vie de tous les jours. Actuellement, force est de constater que le chômage continue d'augmenter. Cependant, a souligné un expert de la Commission devant la presse à Bruxelles, on ne disposera de réelles données que d'ici 2 à 3 ans. Ce rapport témoigne de l'importance des efforts déployés pour favoriser l'emploi et la croissance en Europe afin de garantir le bien-être social des citoyens dans l'avenir. La Commission estime qu'il faut poursuivre ces efforts dans la perspective de la future stratégie 2020, « afin de doter l'Union d'une économie sociale de marché plus avertie et plus écologique ».

L'Eurobaromètre (mai-juin 2009) pose la question de savoir quelle perception les Européens ont de leur situation de vie en général (santé, retraite, allocations de chômage, mesures de lutte contre la pauvreté), des changements vécus au cours des cinq dernières années, des années marquées par la crise. L'Eurobaromètre indique tout d'abord sa méthode de calcul des scores de chaque pays vis-à-vis de la situation actuelle. Il y a 4 niveaux possibles: (1) -10 pour les « pas du tout satisfaits », (2) - 5 pour les « pas très satisfaits », (3) + 5 pour les « un peu satisfaits » et (4) +10 pour les « satisfaits ». La moyenne UE des scores se situe donc entre -10 et + 10. À propos de la perception des Européens en ce qui concerne les changements des cinq dernières années et les attentes pour les douze mois à venir, le score a été calculé de -100 (ceux qui estiment que cela va aller de mal en pis) à + 100 (ceux qui croient que cela va aller de mieux en mieux). Selon l'Eurobaromètre, c'est au Danemark que les gens sont les plus satisfaits de leur vie en général (+8,0). Suivent la Suède, les Pays-Bas et la Finlande. Parmi les mécontents: les Bulgares (-1,9), les Hongrois, les Grecs et les Roumains.

Les Européens sont-ils satisfaits du fonctionnement de leur administration publique ? En moyenne, la réponse est non (-1,2 point). À l'exception des Luxembourgeois et des Estoniens, les Européens estiment que la situation en la matière a empiré depuis les cinq dernières années et que cela ira de plus en plus mal à l'avenir. Pour de nombreux Européens (+1,3 point), les soins de santé sont plutôt positifs, notamment en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg (+ 5 points et plus), tandis qu'en Bulgarie, Grèce et Roumanie, les citoyens sont les plus déçus (- 3 points ou encore moins). Par ailleurs, il y a un niveau d'insatisfaction (-2 points) généralisé en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Seuls le Luxembourg et les Pays-Bas ont enregistré un score positif, tandis que les Lettons et les Hongrois sont fortement déçus (- 5 points ou pire). Le seul pays à trouver que les politiques menées dans les domaines de la lutte contre la pauvreté et les inégalités vont de mal en pis est Malte.

Et le logement ? Selon l'Eurobaromètre, la plupart des personnes sont propriétaires de leur logement. Mais suite à la situation de crise, il y a eu une hausse de la demande des prêts hypothécaires, des sans abri et un secteur de la construction fortement touché. Résultats: très grande insatisfaction à propos des coûts du logement: les moins contents sont les Chypriotes (-7,5), les Bulgares, Lituaniens, Roumains, Espagnols, Hongrois, Polonais et Maltais (-5,0). Inversement, les Suédois et les Estoniens trouvent que l'accès au logement est bon (+ 1,1) ; ils sont suivis par les Danois, les Lettoniens et les Allemands (+0,7). La répartition des coûts liés au logement se présente comme suit: loyer, chauffage, réparations diverses, entretien. Il y a de grandes variations entre États membres. Ainsi, suite à la privatisation dans les pays d'Europe centrale et de l'Est (notamment Slovaquie, Slovénie, Pologne, Hongrie, Lettonie et Lituanie), la plupart des gens sont propriétaires de leur logement et les charges relevant des réparations, de la maintenance et du chauffage constituent environ 90% des coûts totaux du logement. Tout ceci varie aussi en fonction du ménage. Ainsi, un célibataire consacrera 35% de son revenu aux dépenses relatives à son logement. Et une personne vivant en-dessous du seuil de pauvreté devra y consacrer environ 60%, ce qui est énorme ! (G.B.)

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