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Bulletin Quotidien Europe N° 10069
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/stratÉgie ue 2020

Points forts et faiblesses de la stratégie de Lisbonne et premiers résultats de la consultation publique sur la stratégie UE 2020

Bruxelles, 02/02/2010 (Agence Europe) - La Commission européenne a publié, mardi 2 février, les résultats de la consultation publique sur la stratégie UE 2020 et une évaluation de la stratégie de Lisbonne. Comme l'a souligné à cette occasion le président José Manuel Barroso, « la stratégie de Lisbonne renouvelée était en mesure de faire comprendre comment les réformes structurelles pouvaient créer de façon immédiate de la croissance et de l'emploi. Mais la crise a éliminé la plupart des bénéfices de cette stratégie. Il nous faut à présent utiliser la stratégie UE 2020 pour créer de nouvelles sources de croissance ».

Le document d'évaluation de la stratégie de Lisbonne (2000-2010) identifie les points forts de cette stratégie, de telle sorte qu'ils puissent être repris par la stratégie UE 2020 qui lui succèdera. Il détaille également les développements, les progrès et les points faibles dans les différents domaines politiques.

Principaux constats: hormis certains éléments positifs (vaste consensus sur les réformes dont l'UE a besoin, bénéfices concrets aux citoyens et au monde des affaires entre autres), la stratégie de Lisbonne a été marquée par quelques échecs. Son objectif de promouvoir une plus grande intégration politique via les dimensions macro-économique, de l'emploi et micro-économique (y inclus l'environnement) est considéré comme un échec partiel. De même, l'importance de l'interdépendance dans une économie intégrée, particulièrement dans la zone euro, n'a pas été suffisamment reconnue et les structures de gouvernance sont jugées faibles, notamment en raison d'un manque de coordination. Enfin, la dimension extérieure aurait dû être plus forte. En ce qui concerne les progrès dans les différents secteurs politiques, l'annexe du document souligne ceux réalisés dans le domaine macro-économique et se concentre sur quatre secteurs prioritaires: plus de recherche, de développement et d'innovation ; libération du potentiel des entreprises, tout spécialement des PME ; investissement dans les ressources humaines ; économie plus verte. Dans le domaine macroéconomique, l'annexe souligne notamment que des politiques macro-économiques fortes sont essentielles à la croissance et à l'emploi. Vu l'impact budgétaire prévisible du vieillissement de la population, garantir la durabilité à long terme des finances publiques doit être un objectif politique prioritaire. En outre, avec une espérance de vie qui ne cesse de croître et des soins de santé dont les coûts augmenteront fortement, le défi d'assurer des systèmes modernes et durables de protection sociale est aussi essentiel. En matière de gouvernance, le document rappelle quels sont les principaux instruments de la stratégie de Lisbonne renouvelée, à savoir: les lignes intégrées, les plans de réforme nationaux, les recommandations spécifiques aux États membres, le volet communautaire de Lisbonne, le rapport de progrès annuel de la Commission et la méthode ouverte de coordination.

Premiers résultats de la consultation publique: La Commission a reçu quelque 1500 contributions en provenance des États membres, d'organisations européennes et nationales, des partenaires sociaux, des autorités locales et régionales, des fédérations patronales, des entreprises, d'ONG, de think tanks et de citoyens. Ces réponses seront intégrées dans le document que la Commission présentera au Conseil européen du 11 février prochain. Toutefois, comme la finalisation de sa proposition prendra un certain temps, la Commission a estimé important de donner quelques indications préliminaires sur les principales tendances que l'on peut retirer des réponses: (1) pour les États membres: appui général aux thématiques prioritaires du document de consultation (plus de connaissance, sociétés inclusives et plus vertes, économie compétitive) ; appel appuyé au renforcement de la dimension sociale ; soutien au fait que la stratégie UE 2020 soit mieux en lien avec d'autres stratégies (stratégie du développement durable, agenda social, politique de cohésion, énergie et changement climatique) ; renforcement du marché intérieur et meilleure stabilité financière et macroéconomique ; amélioration de la gouvernance ; (2) pour les autorités locales et régionales: appui à la multigouvernance ; (3) pour les institutions européennes, assemblées et autres instances (Comité des Régions et Comité économique et social européen, Eurosystème, Cedefop, ERC, CEN, Cenelec, Etsi), appui général à la stratégie UE 2020 ; (4) pour les partis politiques: priorités du S&D à une économie durable, priorités de l'ADLE au marché intérieur, à la liberté de circulation des personnes et à la supervision financière et priorités de l'ECR au marché intérieur des biens et services, à la recherche et au développement et à l'énergie, ainsi qu'à la réduction des charges administratives pour les entreprises ; (5) pour les partenaires sociaux: priorité à l'éducation et au développement des compétences (Businesseurope), renforcement du « profil social » de l'UE (CES), meilleur accès aux marchés (UEAPME). (G.B.)

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