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Bulletin Quotidien Europe N° 10068
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/jai

Viviane Reding réaffirme son hostilité aux scanners corporels et annonce la future révision de la directive sur la protection des données

Bruxelles, 01/02/2010 (Agence Europe) - La commissaire européenne désignée à la Justice, aux Droits fondamentaux et à la Citoyenneté, Viviane Reding, a renouvelé, jeudi 28 janvier, son opposition à l'obligation de contrôler les voyageurs grâce à des scanners corporels dans les aéroports pour lutter contre le terrorisme. « Je suis convaincue que les scanners corporels portent gravement atteinte à l'intimité des personnes », a-t-elle déclaré au Parlement européen, à l'occasion de la 4ème journée européenne de la protection des données.

« Leur utilité n'est pas démontrée, leurs conséquences sur la santé n'ont pas été vérifiées et en tout état de cause, je ne peux pas imaginer qu'une telle technologie aussi gênante soit rendue obligatoire », a souligné Mme Reding. Sa prise de position va dans le sens des réserves exprimées par les députés européens (EUROPE n° 10066). La Luxembourgeoise se veut également prudente sur le transfert de « larges volumes » de données bancaires vers les États-Unis, via notamment Swift (EUROPE n° 10065). « Je dois encore être convaincue que tous les transferts Swift sont nécessaires, proportionnés et efficaces contre le terrorisme. J'accorderai une très grande attention à cela dans les prochaines semaines », a-t-elle ajouté, affirmant que l'utilité de ce type de systèmes devait être démontrée par « des preuves ».

À l'heure de la multiplication des réseaux sociaux sur Internet, tels que Facebook, MySpace ou Twitter, la future commissaire a aussi indiqué son intention de réviser, dans les mois prochains, la directive de 1995 relative à la protection des données à caractère personnel. « Le monde a changé depuis 1995 (…) L'UE devra fournir un instrument juridique solide pour répondre aux défis posés par le rapide développement des nouvelles technologies et de l'évolution des menaces à la sécurité », a déclaré Mme Reding. La Commission européenne, qui examine en ce moment les réponses de la consultation publique sur la réforme de la directive, entend présenter une proposition dans le droit fil du Traité de Lisbonne et de la Charte de droits fondamentaux. Mme Reding a mentionné les actions clefs qui devront figurer dans cette nouvelle législation: - clarifier l'application dans la pratique des principes, tels que le consentement et la transparence; - protéger les données personnelles indépendamment du lieu où se trouve le contrôleur des données; - promouvoir la protection de la vie privée en ligne (privacy-enhancing technologies ou PETs, en introduisant de nouveaux principes, à l'instar du « privacy by design » (intégration des principes de protection de la vie privée dès la phase de conception); - incorporer les droits fondamentaux de la protection des données pour couvrir tous les domaines de compétence de l'UE, y compris la coopération policière et judiciaire et les relations extérieures. (B.C.)

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