01/02/2010 (Agence Europe) - En marge du forum économique mondial de Davos, le ministre britannique des Entreprises, Peter Mandelson, a de nouveau rejeté, la semaine dernière, l'idée chèrement défendue par le président français Nicolas Sarkozy d'une taxe carbone aux frontières contre les importations originaires de pays moins vertueux dans la lutte contre le changement climatique. Outre la difficulté de sa mise en œuvre et de sa compatibilité avec les règles de l'OMC, M. Mandelson juge la taxe carbone contre-productive. « Ce sont les Européens qui payeraient le coût de cette taxe à l'importation. En plus, ce genre de proposition qui oppose le Nord et le Sud ne facilite en rien le dialogue international dont nous avons grand besoin », a-t-il fait valoir. Lors de deux discours clés alors qu'il était commissaire européen au Commerce, en décembre 2006 puis septembre 2008, M. Mandelson s'était déjà opposé à la taxe carbone, plaidant au contraire pour la libéralisation des échanges de biens et services écologiques. (E.H.)