Bruxelles, 25/01/2010 (Agence Europe) - La Commission européenne a autorisé, lundi 25 janvier, les mesures adoptées par le gouvernement du Royaume-Uni en vue de la liquidation de la banque Bradford & Bingley. « Fruit d'une coopération étroite avec les autorités britanniques », cette décision, de même que celle prise dans le cas Dunfermline (voir autre nouvelle), « clôt le chapitre des restructurations bancaires britanniques », a indiqué à la presse Jonathan Todd, le porte-parole de la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes. Dans un communiqué, cette dernière considère que « l'adoption, par le Royaume-Uni, d'une solution qui tient compte des impératifs du marché a permis d'éviter toute distorsion disproportionnée de la concurrence tout en préservant les parts viables de l'entreprise.»
En septembre 2008, Bradford & Bingley s'est trouvée en grande difficulté. Les autorités ont décidé de nationaliser et de liquider la banque tant qu'elle était encore solvable, de vendre à Abbey National l'activité « dépôts des particuliers » et les succursales, ainsi que de constituer un fonds de roulement et un système de garanties pour les activités restantes. Ces mesures ont été autorisées par la Commission à condition que soit présenté un plan de restructuration ou de liquidation de la banque. C'est la seconde option qui a été retenue par Londres. Le plan de liquidation prévoit une prolongation des mesures de sauvetage précédemment autorisées, lesquelles sont désormais étendues à la liquidation de la banque, ainsi qu'un éventuel apport de capital.
La Commission est parvenue à la conclusion que ce plan donne l'assurance que la fermeture de Bradford & Bingley se déroulera « sans heurt et sans que la stabilité financière s'en trouve affectée ». La période de liquidation s'étend sur plus de dix ans. « Dans la mesure où la banque a cessé ses activités sur le marché, les distorsions de concurrence sont limitées », note la Commission qui fait aussi valoir que la liquidation pourra être accélérée par la vente des actifs restants lorsque les conditions du marché s'amélioreront.
Bradford & Bingley n'est plus active sur le marché. Néanmoins, pour faciliter la liquidation de son portefeuille, elle continuera de proposer des services limités à ses clients actuels. De même, elle renoncera aux autorisations réglementaires qui ne sont pas indispensables à la liquidation ordonnée de ses activités ou les limitera. La Commission contrôlera de manière rigoureuse l'avancement de la procédure de liquidation et ses effets sur la concurrence. (O.L.)