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Bulletin Quotidien Europe N° 10028
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Écofin

Vers une stratégie de Lisbonne post 2010 mieux articulée ?

Bruxelles, 26/11/2009 (Agence Europe) - Alors que la Commission vient de lancer une consultation sur une stratégie européenne à l'horizon 2020 de Lisbonne, le Conseil ÉCOFIN examinera à son tour certains aspects de la stratégie de Lisbonne post 2010. Dans des conclusions élaborées sur la base d'un rapport du Comité de politique économique (CPE), le Conseil reviendra sur les importants défis structurels auxquels devra faire face l'UE dans les prochaines années.

Un chômage élevé et une productivité faible, conjugués à l'impact sur les finances publiques du vieillissement démographique et des mesures de soutiens budgétaire prises pour répondre à la crise, seront au cœur des préoccupations de la stratégie de Lisbonne post 2010. Pour ce faire, l'UE devra donc passer de la gestion de la crise actuelle à une stratégie à plus long terme, qui reste focalisée sur la croissance et l'emploi, indique le projet de conclusions. À l'avenir, la nouvelle stratégie devra mieux tenir compte des interactions entre les politiques au niveau de l'UE et celles des États membres. Un renforcement de la dimension communautaire, notamment le marché intérieur, et du volet extérieur sont aussi souhaitables, de même qu'un alignement des priorités du budget de l'UE et des priorités de prêts de la Banque européenne d'investissement avec celles de la future stratégie.

Le Conseil estime aussi que les objectifs de la stratégie revisitée devraient être établis et assumés au plus haut niveau politique et que la définition d'un nombre limité d'objectifs pourrait jouer un rôle vital dans la mise en œuvre d'actions concrètes. Tirant les leçons de la situation actuelle, le Conseil juge qu'il faudrait renforcer la coordination des politiques et la surveillance des réformes structurelles dans le cadre de la prochaine stratégie, invitant la Commission à faire des propositions en ce sens et sur la base de tous les instruments disponibles dans le Traité. « L'utilisation rigoureuse des instruments du traité est un élément clé de manière à renforcer la coordination et le respect des recommandations », précise quant à lui le rapport du CPE, ajoutant que le suivi en vertu de la stratégie de Lisbonne actuelle « doit être amélioré afin de se concentrer davantage sur le fond plutôt que sur le format ». Une pression accrue des pairs constitue l'un des moyens envisagés pour améliorer le processus.

Dans leurs conclusions, les ministres invitent aussi le CPE et la Commission à bien prendre en compte l'importance des aspects liés à la communication sur la future stratégie, en mettant en place des rapports simples et transparents sur les performances de chaque État membre concernant les objectifs et les critères agréés, y compris vis-à-vis des pays tiers. À propos des objectifs, le CPE juge que leur nombre grandissant est source de confusion et que cela entrave la cohérence globale de la stratégie. Le lien entre les objectifs et le but de la politique en question n'est pas toujours clair et on peut s'interroger sur la raison économique de certains objectifs, estime-t-il, en proposant notamment de les réorganiser pour chaque domaine prioritaire autour d'un nombre limité de « grands objectifs », d'une part, et des « objectifs intermédiaires » et des indicateurs, d'autre part. Et de suggérer l'élaboration de méthodes d'analyse plus complètes qui aillent au-delà de la mesure des performances de chacun sur la seule base du PIB. (A.B.)

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