Bruxelles, 11/11/2009 (Agence Europe) - Le 3ème Sommet sur l'égalité se tiendra les 16 et 17 novembre à Stockholm. Co-organisé par la Présidence suédoise de l'Union européenne et de la Commission européenne, ce Sommet se penchera sur « la coopération pour l'égalité » entre les autorités nationales, locales et régionales, les ONG, les partenaires sociaux, les entreprises et les médias. Au total, quelque 300 délégués de haut niveau sont attendus à Stockholm. Le but de ce Sommet est de promouvoir des droits égaux pour tous et les mêmes chances pour tous dans l'UE, et d'échanger les expériences vécues pour lutter plus efficacement contre toutes les formes de discrimination. Dans ce cadre, le Sommet 2009 accordera une attention particulière à la situation des minorités roms ainsi qu'à celle des lesbiennes, des gays, des personnes bisexuelles et transsexuelles dans la société actuelle.
Nyamko Sabuni, la ministre suédoise chargée de l'Égalité des chances et de l'Intégration, Robert Verrue, directeur général à la Commission (DG Emploi, Affaires sociales, Égalité des chances), Myria Vassiliou, vice-présidente de la Plateforme sociale, et Dorothy Byrne, chef des informations et de l'actualité (Channel 4 Television, UK), introduiront les travaux de ces deux jours. Ensuite, Thomas Hammarberg, commissaire pour les droits de l'homme (Conseil de l'Europe), traitera des « défis actuels posés à l'égalité en Europe ». Ted Childs, Global Strategic Diversity Advisor (États-Unis), présentera une perspective globale pour la diversité et l'inclusion. Le commissaire européen compétent Vladimir Spidla, la vice-première ministre belge chargée de l'Emploi et de l'Égalité des chances, Joëlle Milquet et Nyamko Sabuni concluront les travaux.
Le Sommet travaillera de manière interactive sous forme de sessions formelles, dont l'une sera consacrée à un débat sur les perspectives d'avenir, débat mené le 17 novembre dans la matinée, entre les représentants des acteurs concernés et Mme Katri Linna, Ombduswomen suédoise en matière d'égalité et membre du conseil d'administration d'Equinet. Une session ministérielle s'ensuivra. Les travaux seront également répartis entre quatre ateliers portant sur:
(1) L'égalité fondée sur la gouvernance. Deux sujets seront sur la table des ministres: le mainstreaming en matière d'égalité dans le secteur public et la diversité de la gestion dans le secteur privé. Les ministres auront à répondre aux questions suivantes: - Quelles sont les difficultés en la matière ? Les institutions chargées de l'égalité sont-elles des institutions d'avenir en Europe ? À quel moment interviennent-elles ? Pourquoi cela ne marche-t-il pas ? Le rapport du groupe d'experts gouvernementaux pour l'anti-discrimination et les conclusions du séminaire qui s'est tenu en Finlande sur le même sujet en septembre 2009 serviront de base aux discussions ministérielles de ces deux journées.
(2) La législation en matière d'égalité - aujourd'hui et demain. Cet atelier apportera un éclairage sur les meilleures pratiques nationales dans ce domaine. Des exemples concrets seront présentés par les représentants des États membres, des partenaires sociaux, de la société civile et d'autres acteurs concernés, ceci sur base des droits existants et des défis actuels. L'atelier sera toutefois axé sur le projet de directive anti-discrimination et la réponse à toutes formes de discrimination. Les ministres auront à répondre aux questions suivantes: une législation anti-discrimination suffit-elle à elle seule à protéger les gens contre ce phénomène ? Les institutions chargées de l'égalité sont-elles une part de la solution ? Les dommages seront-ils plus conséquents en cas de discrimination multiple ? Des initiatives politiques peuvent-elles venir à la rescousse ? La discrimination multiple constitue-t-elle, en pratique, un problème ? À nouveau, le rapport du groupe d'experts gouvernementaux pour l'anti-discrimination constituera la base des discussions de cet atelier.
(3) Les acteurs pour l'égalité. La coopération entre différents acteurs publics (autorités nationales, régionales et locales) et les ONGs, les syndicats, le monde patronal, les médias notamment est nécessaire pour mettre sur pied des systèmes résilients qui sont élastiques et durables et qui peuvent s'adapter aux défis d'avenir. De nouvelles formes de coopération et de mises en réseau peuvent être discutées afin de garantir l'élimination de toute forme de discrimination sur le lieu de travail ainsi que la promotion de l'égalité des chances. Parmi les questions soumises par la Présidence aux ministres, notons: quelle est la valeur ajoutée de la coopération ? Ses conséquences ? Quels en sont les défis et les indicateurs de réussite ? Que veulent les acteurs qui souhaitent coopérer ? Quelles sont les bonnes et mauvaises formes de coopération ? Que peuvent ajouter les différents acteurs ? Dans quels domaines d'action contre la discrimination et pour l'amélioration de l'égalité trouve-t-on un manque de coopération ? Quels acteurs ont déjà coopéré, quels sont ceux qui ne l'ont pas encore fait ?
(4) L'égalité et le rôle des médias. Informer les citoyens de l'importance de l'égalité dans l'actualité et les changements qui les entourent est essentiel pour les médias. Mais, demandera la Présidence aux ministres dans ses questions, les médias jouent-ils concrètement ce rôle ? Comment le rôle des médias peut-il être affecté par un environnement de plus en plus intégré alors qu'ils présentent des reportages fragmentés sur cette question ? Comment les médias professionnels travaillent-ils avec les usagers et les communautés pour promouvoir l'égalité ? (G.B.)