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Bulletin Quotidien Europe N° 10017
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/concurrence

La concentration Sun-Oracle dans le collimateur

Bruxelles, 11/11/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a exigé des concessions à la société américaine Oracle si celle-ci veut obtenir l'aval des autorités européennes de concurrence pour son projet d'acquisition de Sun Microsystems. Oracle, éditeur de logiciels spécialisé dans la gestion de bases de données, a déjà vu approuver par les autorités américaines l'achat de Sun Microsystems, également éditeur de logiciels, pour 7,4 milliards de dollars.

La Commission n'est pas rassurée pour l'avenir de la libre concurrence dans le marché des bases de données pour les entreprises. De fait, une étude préliminaire aurait révélé une importante part de marché partagée actuellement entre les bases de données MySQL (de Sun) et les produits analogues de chez Oracle. En conséquence, la Commission a émis une communication des griefs à l'attention d'Oracle, lundi 9 novembre. L'autorisation de l'acquisition par les États-Unis n'engage aucunement les autorités européennes à faire de même, a souligné la commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes. « C'était à un autre moment, sur un marché différent », a-t-elle dit devant la presse bruxelloise, mercredi 11 novembre. Si les deux entreprises sont de droit américain, la Commission européenne détient la compétence d'autoriser ou non leur fusion de par des activités considérables de chacune dans l'Espace économique européen. Ne mâchant pas ses mots, Oracle ne laisse aucun doute qu'elle entend contester la position de la Commission. « La transaction ne menace aucunement la concurrence, y compris sur le marché des bases de données. La communication des griefs de la Commission trahit une mauvaise compréhension profonde à la fois de la concurrence sur les bases de données et sur le fonctionnement des logiciels « source ouverte ». Ceux qui s'y connaissent en la matière comprennent bien que, parce qu'il est à source ouverte, le logiciel MySQL ne peut être contrôlé par personne. C'est d'ailleurs là tout l'intérêt du principe source ouverte », déclare Oracle dans un communiqué. (C.D.)

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