Bruxelles, 15/10/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a présenté, mercredi 14 octobre, une étude du réseau Eurydice comprenant une analyse détaillée de l'éducation artistique en Europe. L'étude contient également des informations sur l'évaluation des élèves et la formation des enseignants dans le domaine des arts. Publiée dans le contexte de l'Année européenne de la créativité et de l'innovation, elle porte sur l'enseignement obligatoire à temps plein dans trente pays d'Europe (les États membres de l'UE, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège). « L'éducation artistique favorise le développement de la créativité. C'est pourquoi le renforcement de l'enseignement des arts en vue d'accroître notre potentiel de créativité et d'innovation doit constituer un élément moteur de toute politique d'éducation visant à améliorer la compétitivité économique, la cohésion sociale et le bien-être des personnes », a commenté le commissaire européen à l'Éducation, à la formation, à la culture et à la jeunesse, Maroš Šefèoviè.
Voici les principales conclusions de l'étude: 1) le temps d'enseignement minimal consacré aux matières artistiques est relativement faible, en particulier dans le premier cycle de l'enseignement secondaire. Les formes d'arts les plus enseignées sont les arts visuels et la musique, qui sont des matières obligatoires du programme artistique dans tous les pays. Au niveau de l'ensemble des domaines, environ la moitié des pays consacrent entre 50 et 100 heures par an à l'enseignement artistique dans le primaire. Deux pays sont très éloignés de cette fourchette: le Luxembourg (36 heures par an) et le Portugal (165 heures par an). Dans le premier cycle de l'enseignement secondaire, le temps d'enseignement des matières artistiques est légèrement inférieur avec à peu près la moitié des pays qui y consacrent entre 25 et 75 heures par an environ ; 2) dans certains pays, les enseignants du primaire ne sont pas nécessairement formés à toutes les matières artistiques incluses dans le programme. Dans la majorité des pays, les enseignants du primaire chargés de l'éducation artistique assurent les cours pour la totalité ou la plupart des matières au programme et reçoivent une formation dans plusieurs d'entre elles. Dans certains pays, ils ne reçoivent pas nécessairement la formation adéquate pour enseigner toutes les matières artistiques ; 3) les projets ad hoc et les activités périscolaires peuvent favoriser l'enseignement artistique à l'école. Des projets visant à favoriser l'enseignement artistique existent dans de nombreux pays comme la Belgique, le Danemark, l'Irlande, Malte, les Pays-Bas, l'Autriche et la Norvège, où des organismes et des réseaux nationaux ont été spécialement mis en place pour promouvoir l'éducation artistique et culturelle. De nombreux pays encouragent en outre les écoles et d'autres organismes à proposer des activités artistiques périscolaires. L'accès des élèves à ce type d'activités peut toutefois être rendu difficile par divers obstacles, notamment financiers. C'est pourquoi certaines autorités nationales ou locales financent intégralement ou subventionnent des activités artistiques périscolaires en Belgique, en République tchèque, en Espagne, en Italie, en Lettonie, en Autriche, au Portugal et en Finlande. L'étude est disponible sur: http: //http://www.eurydice.org . (I.L.)