06/10/2009 (Agence Europe) - Après avoir évoqué la semaine dernière une candidature de Mario Draghi pour succéder à Jean-Claude Trichet (à partir d'octobre 2011), Franco Frattini a tempéré ses propos, préférant faire de la présidence de l'Eurogroupe un poste à la hauteur des ambitions italiennes. Dans un entretien au quotidien Corriere della Sera du mardi 6 octobre, le ministre des Affaires étrangères d'Italie explique qu'il est trop tôt pour parler des candidatures à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), qui dépendra de procédures internes et de règles qui ne sont pas connues. En revanche, « l'Eurogroupe est un sujet qui se décide entre les gouvernements et de ce fait, le gouvernement italien peut, comme l'a fait Silvio Berlusconi, exprimer son soutien » à Giulio Tremonti (ministre de l'Économie et des Finances), a souligné M. Frattini. L'actuel président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker a été réélu, fin 2008, pour un troisième mandat de deux ans normalement. (A.B.)