Bruxelles, 06/10/2009 (Agence Europe) - Les polices européennes ont reçu, vendredi 18 septembre, une note du SC5, l'Unité de contre-terrorisme d'Europol, alertant sur les risques de voir des terroristes utiliser des bombes en suppositoires. L'Office européen de Police, basé à La Haye, se fonde notamment sur un attentat commis par Al Qaïda le 27 août avec un nouveau mode opératoire, à Djedda, en Arabie Saoudite. Pourtant muni d'une bombe, un jeune kamikaze a en effet réussi à déjouer tous les contrôles de sécurité, y compris les portiques de détection de deux aéroports avant d'être admis dans l'antichambre du vice-ministre de l'Intérieur. Là, il a attendu une trentaine d'heures au milieu de gardes du corps, après avoir été très sérieusement fouillé. Du coup, les experts en police scientifique ne voient qu'une hypothèse: le kamikaze a dissimulé dans son rectum un engin artisanal à détonateur radiocommandé. « Les mesures de sécurité aéroportuaires actuelles ne sont pas capables de détecter le transport d'une bombe » dans le corps humain, écrit Interpol, selon la radio EUROPE 1, qui s'est procuré ce document de dix pages. Ces bombes seraient déclenchées par un téléphone portable. Le Figaro a fait état lundi d'une note secrète de l'antiterrorisme français relatant le même attentat, qui visait le fils du ministre de l'Intérieur d'Arabie saoudite, qui a survécu de justesse. « Les experts de la place Beauvau qualifient cette méthode d'indétectable », écrit le quotidien, pour qui la seule parade pourrait être d'interdire les téléphones mobiles à bord des avions. (B.C.)