Bruxelles, 18/06/2009 (Agence Europe) - Les mesures proposées dans le projet de directive visant à établir un cadre communautaire pour la sûreté nucléaire, présenté en novembre 2008 par la Commission européenne (EUROPE n° 9782), permettront d'améliorer nettement la sécurité publique tout en bénéficiant aux travailleurs du secteur nucléaire et à l'environnement. En outre, l'UE devrait exporter son modèle de sûreté au-delà de ses frontières, comme elle le fait pour le paquet « énergie/climat ». Tel est le message essentiel délivré par le Comité économique et social européen (CESE), dans l'avis du Français Gérard Dantin (groupe II, salariés), adopté le 10 juin. M. Dantin appelle à élever la sûreté nucléaire au rang de « bien public mondial », tout en laissant le choix aux États membres de recourir ou non à l'atome. Convaincu qu'il importe d'obliger les États membres, conformément aux bonnes pratiques, à mettre en place des autorités nationales de sûreté parfaitement indépendantes, à conférer la responsabilité de la sûreté aux seuls titulaires des autorisations d'exploiter et à assurer la transparence de l'information sur ces questions, le CESE appelle à maintenir cet aspect de la directive et recommande que l'approche du texte reste toujours celle d'un très haut niveau de responsabilité. Soutenant que la sûreté nucléaire « ne peut se résumer à la seule élaboration de règles et de contraintes d'exploitation car elle aussi une question de culture industrielle et de comportement », le CESE appelle à donner plus de poids à la question de l'acquisition, du maintien et du développement des compétences au sein des États membres, en particulier dans ceux qui n'ont peu ou pas d'expérience en matière d'énergie nucléaire, notamment en développant les filières de formation nécessaires. Pour le CESE, une certification européenne de la compétence pour l'exploitation nucléaire devrait être envisagée et les formations devraient concerner tant la gestion technique que sanitaire des conséquences d'accidents nucléaires. (E.H.)