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Bulletin Quotidien Europe N° 9869
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/commerce

Le sort de l'accord de libre-échange UE/Corée du Sud se décidera en marge du Sommet du G20 à Londres

Strasbourg, 25/03/2009 (Agence Europe) - Désormais, seul un accord ministériel permettra à l'UE et à la Corée du Sud de ficeler définitivement un accord bilatéral de libre-échange (ALE), dont les négociations ont été lancées en mai 2007. C'est ce qu'ont convenu, mardi 24 mars à Séoul, les négociateurs européens et sud-coréens, à l'issue de leur 8ème et ultime session de pourparlers. Il reviendra donc à la commissaire au Commerce Catherine Ashton et à son homologue sud-coréen Kim Jong-hoon de finaliser l'ALE le 2 avril à Londres, en marge du sommet du G20. Si côté sud-coréen, le négociateur en chef Lee Hye-min n'hésite pas à parler d'« accord provisoire » sur tous les chapitres, son homologue européen Ignacio Garcia Bercero est plus prudent. Leurs ministres auront la lourde tâche de résoudre les questions pendantes les plus épineuses. Car, si des progrès importants sont enregistrés sur l'élimination tarifaire et les normes dans l'automobile, les questions du remboursement de douane (duty drawback) et des règles d'origine restent les obstacles majeurs à un accord définitif. La Corée du Sud n'est en effet pas prête à renoncer à son système de duty drawback qui permet à ses exportateurs d'importer de Chine des composants bon marché et d'obtenir le remboursement des droits d'importation payés sur ces produits s'ils entrent dans la composition de produits destinés au marché communautaire. Quant aux règles d'origine, Séoul veut qu'elles soient souples pour que ses exportateurs puissent vendre leurs produits sous le label « made in Korea », bien qu'une partie de leur production soit réalisée dans des pays voisins à main-d'œuvre à bas coût comme la Chine. Outre ces questions, l'ouverture prévue du secteur audiovisuel pose aussi un problème, la France plaidant pour la sauvegarde de l'exception culturelle. L'ALE avec la Corée du Sud reste néanmoins l'accord commercial le plus ambitieux jamais négocié par l'UE: il prévoit une élimination de 97% des lignes tarifaires sur cinq ans (99% côté européen et 96 % côté coréen) et couvre les barrières non tarifaires, comme les normes automobiles, les services et la propriété intellectuelle. (E.H.)

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