Bruxelles, 26/02/2009 (Agence Europe) - Le futur accord bilatéral de libre-échange (ALE) UE/Corée du Sud a été au centre des discussions entre Catherine Ashton et les ministres allemands des Finances Karl-Theodor zu Guttenberg et des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, jeudi 26 février à Berlin. Objectif de la commissaire européenne au Commerce: convaincre les dirigeants allemands, dont les craintes pour l'industrie automobile nationale font obstacle au bouclage de l'accord, un temps espéré pour mars après les progrès accomplis depuis décembre pour réduire les divergences entre Européens et Sud-Coréens sur deux dossiers épineux, la libéralisation du commerce automobile et les règles d'origine, de donner leur feu vert à la conclusion des négociations. Aux côtés de l'Allemagne, plusieurs États membres, dont la France et l'Italie, rechignent à éliminer les taxes communautaires à l'importation sur les véhicules sud-coréens, au moment où l'industrie automobile européenne est sévèrement frappée par la crise économique. Après plusieurs réunions d'information et de discussion au Comité 133, qui réunit les experts commerciaux des États membres, dont une dernière session infructueuse le 20 février en présence du négociateur en chef de la Commission européenne, Ignacio Garcia Bercero, les Vingt-sept ne sont toujours pas parvenus à trouver un compromis sur l'accord avec la Corée du Sud, dont les gains attendus sont évalués à plus de 100 milliards de dollars. Frappés de plein fouet par la crise, les constructeurs automobiles européens craignent de ne pas obtenir de contreparties à l'accord, alors que leur accès au marché sud-coréen est lourdement entravé par des contraintes bureaucratiques. Mme Ashton, qui envisage de signer formellement l'ALE avec Séoul lors du sommet UE/Corée du Sud prévu fin mars, espère trouver un compromis avec Berlin avant une nouvelle réunion du Comité 133, le 6 mars. (E.H.)