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Bulletin Quotidien Europe N° 9820
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/jai

L'UE une nouvelle fois appelée à l'aide pour lutter contre l'immigration clandestine en Méditerranée

Prague, 16/01/2008 (Agence Europe) - L'Italie, la Grèce, Chypre et Malte ont adressé une requête conjointe à l'Union européenne en faveur d'actions concrètes contre l'immigration clandestine lors d'une réunion informelle des ministres européens de l'Intérieur, jeudi 15 janvier à Prague. « Nous demandons un renforcement de Frontex et la conclusion d'accords bilatéraux européens avec les pays d'origine des clandestins sans lesquels il est très difficile pour chaque État membre de procéder aux expulsions », a déclaré le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, à son arrivée à Prague. Plus de 67.000 personnes ont traversé la Méditerranée pour demander l'asile en Europe en 2008, dont plus de la moitié sont arrivées en Italie et à Malte, a récemment indiqué le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) (EUROPE n° 9816). Dans ce contexte, les ministres compétents des quatre pays demandent que l'UE conclue des accords de réadmission avec les pays tiers qui incluraient un laissez-passer européen nécessaire à l'expulsion des migrants sans papiers. « Si aucune avancée probante n'est faite dans ce domaine, les efforts de l'UE en matière de migration légale seront inévitablement compromis », mettent en garde les ministres dans une lettre adressée à leurs homologues. Ils ont également pressé le Conseil de fournir à Frontex des ressources financières suffisantes ainsi que du matériel et des hommes. Les ministres requièrent en outre une plus grande solidarité des autres États membres en matière d'accueil des migrants repêchés en mer. « Nous avons convenu de revenir sur ce thème lors de notre prochaine réunion (les 26 et 27 février) pour préparer des réponses adéquates », a indiqué le ministre tchèque de l'Intérieur, Ivan Langer, après la réunion. « Nous avons pour l'instant mis l'accent sur le fait qu'il existe le Pacte (européen sur l'immigration et l'asile) avec des droits et des obligations qui en découlent », a-t-il ajouté, mettant par ailleurs en avant la future création du bureau d'appui en matière d'asile destiné à aider les États membres confrontés à de fortes pressions. Pour le commissaire chargé de l'Immigration, Jacques Barrot, la lutte contre l'immigration illégale constitue « une priorité absolue ». Il faut que Frontex puisse effectuer « une surveillance au plus près » des côtes des pays d'où partent les immigrants clandestins, a-t-il souligné. Il a également précisé que la proposition de refonte du système de Dublin avait pour but de disposer à l'avenir dans l'UE d'une politique plus solidaire face aux demandes d'asile. Une autre réponse consiste, selon lui, à « essayer de signer des accords de réinstallation » en matière d'immigration irrégulière avec les pays de transit comme la Turquie et le Maroc. La Commission tente depuis plusieurs années de négocier de tels accords mais se heurte à d'immenses difficultés dans la mesure où ces pays refusent de réadmettre chez eux d'autres ressortissants que les leurs. Si la ministre française de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a soutenu les demandes de ses homologues, elle a toutefois suggéré que dans le cas où de tels accords ne pouvaient être signés, la solution bilatérale restait idéale. « C'est la recherche de l'efficacité maximum qui doit guider nos choix », a-t-elle affirmé. (B.C.)

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